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Ukip : l'europhobe Nigel Farage espère un nouveau souffle


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Ukip : l'europhobe Nigel Farage espère un nouveau souffle

Il bat la campagne, à la pêche aux voix. Le trublion europhobe et anti-immigration de la politique britannique sait la tâche ardue, mode de scrutin oblige. Pourtant, Nigel Farage, 51 ans, leader du UKIP, UK independance party depuis 2006 a fait passer son parti de perturbateur anecdotique à une force politique qui compte et qui fait de plus en plus d’adeptes

Son crédo, qu’il répète inlassablement, et qui rallie de nombreux britanniques, obligeant les autres partis à surfer aussi sur cette vague, c’est celui-ci :

“Nous sommes le seul parti de cette élection générale à affirmer qu’il faut un accord commercial avec l’Europe, nous voulons de bonnes relations de voisinage avec nos amis européens, mais nous demandons un référendum, afin de libérer le pays de l’Union politique.’‘

Son coup d‘éclat, c‘était l’an dernier, lors des élections européennes. Après une campagne menée tambour battant et aux slogans agressifs à l‘égard de l’Europe, il gagne le scrutin. Devant le Labour et les conservateurs, une première pour des élections générales depuis 1906, dont il est convaincu qu’elle aura des conséquences profondes :

“C’est un tremblement de terre dans la politique britannique, c’est un résultat remarquable, et il aura, je pense, un impact profond pour les dirigeants des autres partis.”

Mais l‘élan s’essoufle. Au Parlement européen, il forme un groupe eurosceptique, alliance de circonstance, notamment avec le mouvement 5 étoiles de l’italien Beppe Grillo, qui s’effondre après une défection 4 mois plus tard.

La Ukip-mania est donc largement retombée depuis quelques mois. Si Farage pèse sur l‘échiquier politique, c’est surtout en imposant ses thèmes de prédilection dans les débats, et en puisant dans les voix des autres partis :

“Nous ferons campagne pour que ce pays ait un système de points, à la façon australienne, afin de décider de qui peut s’installer dans notre pays”.

Ses presque 27 % d‘électeurs de l’an dernier n’ont pas disparu, mais le scrutin uninominal à un tour est défitinitivement pénalisant pour le UKIP qui, à la différence du Front National en France par exemple, manque d’assise locale.

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