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L'impact de la campagne pour les législatives britanniques sur la livre sterling


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L'impact de la campagne pour les législatives britanniques sur la livre sterling

Bienvenue dans Business Middle East. Dans cette édition, nous chercherons à comprendre l’impact de la campagne électorale britannique sur la livre sterling. Et dans notre rubrique ‘Business Snapshot’ nous parlerons des effets de la fin de l’opération militaire ‘Tempête décisive’ au Yémen sur le marché international du pétrole

À l’approche des élections législatives, l’incertitude concernant la situation politique au Royaume-uni inquiète les investisseurs et bouscule le cours de la devise britannique… Des perturbations qui pourraient persister jusqu‘à l’annonce des résultats. Pour mieux saisir les enjeux de ce scrutin, regardez ce reportage réalisé par Joanna Gill, notre envoyée spéciale à Londres.

La campagne électorale pour les législatives du 7 mai prochain plonge les investisseurs britanniques dans l’inconnu.Or, qui dit inconnu, dit aussi incertidude, un état que les marchés n’apprécient guère, à en juger par la baisse de la livre sterling qui a atteint son plus bas niveau depuis 2010 en perdant environ 5 % de sa valeur initiale sur le marché des changes.

L’avenir politique du pays, c’est donc la préoccupation majeure du moment.

Car, malgré la décision de la Banque d’Angleterre de maintenir son taux directeur (inchangé depuis 2009) à 0,50 % et les prévisions de croissance optimistes du FMI, l‘économie britannique reste qualifiée de ‘fragile’ par les analystes. Ce qui pourrait peser encore sur la devise britannique dans les mois à venir.

“Alors, au moment où la compétition s’intensifie entre les différents candidats en lice au Royaume-Uni, les marchés attendent donc avec impatience l’issue du scrutin, souligne notre envoyée spéciale à Londres, Joanna Gill. Des résultats qui pourraient se traduire par une stabilisation de la livre sterling qui a subi énormément de pression ce mois-ci et a conduit à son recul face au dollar.”

Pour approfondir ce sujet, Faiza Garah reçoit Nour Eldeen Al-Hammoury, Responsable des Stratégies Des Marchés chez ADS Securities à Abu Dhabi.

Faiza Garah, euronews :
“La course électorale au Royaume-Uni pèse sur le taux de change de la livre sterling, combien de temps cela peut-il durer ? “

Nour Eldeen Al-Hammoury, ADS Securities :
“Pendant cette campagne, même si la livre sterling a baissé, elle a aussi connu une période d’embellie contrairement à ce qui s‘était produit lors des précédentes campagnes électorales essentiellement dominées par de fortes baisses.

La devise britannique se stabilise pour le moment au niveau de 1,50 $. Cela est dû aux résultats négatifs de l‘économie américaine, et à la baisse des prévisions concernant les taux d’intérêt aux Etats-Unis. Mais globalement, ce à quoi nous allons assister cette fois-ci devrait être comparable à ce qui s’est passé au cours des dernières élections.

Est-ce que tout cela va durer ? Oui, certainement. Si les partis qui ont remporté les dernières élections remportent à nouveau le scrutin, je pense que cela aidera la livre sterling à se stabiliser à nouveau.”

Faiza Garah, euronews :
“Quelles conséquences potentielles auront ces élections pour les investisseurs dans la zone euro ?”

Nour Eldeen Al-Hammoury, ADS Securities :
“Le gouvernement actuel a réussi plus au moins à stabiliser l‘économie du Royaume-Uni. Son taux de croissance contrairement à celui des autres États membres de l’Union européenne reste fort.

Cela dit, l’intention de ce gouvernement de quitter l’Union européenne constitue un danger toujours d’actualité. Cette perspective terrifie les marchés surtout avec les crises successives et le conflit concernant la Grèce.

Tout va donc dépendre des orientations que prendra le nouveau gouvernement qui sera formé après les élections. Pour autant, les programmes de rachats d’actifs mis en place par la Banque centrale européenne continue d’attirer les investisseurs sur les marchés européens. Et cela devrait durer malgré la crise grecque.”

Faiza Garah, euronews :
“Merci Nour. On se retrouve juste après notre Business Snapshot.”

Dans notre rubrique Business Snapshot, nous allons analyser l’impact de la fin de l’opération ‘Tempête décisive’ sur les prix du pétrole.

L’Arabie Saoudite vient en effet d’annoncer l’arrêt de l’opération militaire ‘Tempête décisive’ au Yémen et le lancement d’une nouvelle intervention baptisée ‘Restaurer l’Espoir’.

Dans le même temps, Riyad a confirmé que sa production de pétrole pour le mois d’avril était proche de ses niveaux records.

Ce mois-ci, l’Arabie Saoudite aurait ainsi produit environ 10 millions de barils par jour selon le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Naimi. Une déclaration qui a jeté un froid sur les marchés qui redoutent une nouvelle baisse des cours de l’or noir. Il faut dire que les prix du pétrole ont connu une chute vertigineuse depuis un an – passant de 110 dollars le baril à environ 60 dollars aujourd’hui – comme en témoignent les derniers chiffres publiés par l’OPEP.

L’issue de prochaine réunion de l’OPEP prévue le 5 juin prochain à Vienne (Autriche) nous dira si l’Arabie Saoudite poursuit sur sa lancée ou bien si elle opte pour des mesures favorisant la stabilisation du marché.

“Nour, l’opération militaire ‘Tempête décisive’ a pris fin et l’opération ‘Restaurer l’Espoir’ vient de débuter. Quelles conséquences attendre sur les prix du pétrole ?”

Nour Eldeen Al-Hammoury, ADS Securities :
“Les prix du pétrole ont légèrement baissé à la fin des opérations militaires, mais ils sont repartis à la hausse juste après, pour se stabiliser à 57 dollars pour le baril de Texas brut et 65 dollars pour le baril de Brent.

Pour le moment, tout le monde attend impatiemment le mois de juin au cours duquel se tiendra notamment la réunion de l’OPEP au cours de laquelle les pays producteurs pourraient décider d’une éventuelle baisse de la production.
On attend également la décision de la Réserve fédérale américaine concernant le relèvement éventuel de ses taux d’intérêt.
Enfin, l’accord potentiel sur le dossier nucléaire iranien suscite lui aussi beaucoup d’attente pour le mois de juin.

Les investisseurs sont donc dans l’expectative et c’est pour cela que les prix du pétrole finiront, je pense, par repartir à la hausse, car pour l’heure, il n’y a pas d’alternative au pétrole.”

C’est ainsi que s’achève ce numéro de Business Middle East. N’hésitez pas à poster vos commentaires ou suggestions sur les pages des réseaux sociaux d’euronews. Merci de nous avoir suivis et à bientôt.

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