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Le Parlement européen demande des quotas pour la répartition des demandeurs d'asile


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Le Parlement européen demande des quotas pour la répartition des demandeurs d'asile

Une “ Forteresse Europe “ dont il faut changer la politique migratoire. C’est ce qu’ont dénoncé une centaine de manifestants devant le Parlement européen à Strasbourg. Un appel en partie repris à l’intérieur de l’hémicycle. Les eurodéputés ont voté ce mercredi une résolution réclamant une répartition des demandeurs d’asile entre tous les pays européens selon un système de quotas. Actuellement, c’est au pays d’arrivée de traiter la demande, et les pays du sud – à commencer par l’Italie – sont submergés.
Le président de la Commission européenne est lui-même favorable aux quotas.

“ La réponse du Conseil européen à la tragédie humaine à laquelle nous venons d’assister en Méditerranée a été immédiate mais elle reste insuffisante, a déclaré Jean-Claude Juncker devant les élus européens. Il aurait fallu que nous indiquions notre volonté collective de régler la répartition géographique des réfugiés en Europe. Il faudra le faire. “

Dans deux semaines, le commissaire européen en charge du dossier, Dimitris Avramopoulos, doit justement présenter une stratégie pour les migrations et l’asile, qui incluera la répartition des réfugiés.

“ Quand nous disons que nous allons ouvrir les portes à ceux qui sont confrontés à des problèmes, qui fuient des persécussions, il est très important d’avoir une idée de ce que l’on entend par là, prévient quant à lui le conservateur britannique Syed Kamall. Combien vont venir ? Avons-nous la capacité de faire face à ces problèmes et d’accueillir tous ceux qui veulent venir ? Il nous faut un système qui permette de faire la distinction entre ceux qui fuient vraiment les persécussions et ceux qui veulent venir, de manière bien compréhensible, pour avoir une vie meilleure. “

Lors du sommet de la semaine dernière, les 28 avaient décidé de tripler le budget de l’opération de surveillance en Méditerranée Triton pour le porter à neuf millions d’euros par mois. Mais les narives disponibles et la zone d’intevention en mer restent limités.

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