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Lone Sherfig : master class au Festival d'Istanbul


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Lone Sherfig : master class au Festival d'Istanbul

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Retour sur le Festival du film d’Istanbul où la réalisatrice danoise Lone Sherfig a donné une master class.

Diplômée en 1984 de l‘école nationale du film du Danemark elle devient adepte du Dogme 95 le mouvement cinématographique lancé par Lars von Trier et Thomas Vinterberg en 1995. Elle réalise plusieurs films dont “Une éducation”.

Le film, sorti en 2009 et nommé aux Oscars raconte l’histoire d’une jeune anglaise brillante qui, au début des années 60 se prépare à intégrer Oxford.

Comment la réalisatrice aborde-t-elle son travail avec les acteurs ?

Lone Scherfig : “J’ai une soeur qui est metteur en scène et qui m’a appris certaines ficelles et puis la réalisation c’est aussi le fait de connaître comment les acteurs travaillent et parfois de les laisser un peu seuls parce qu’ils sont responsables et qu’ils veulent aussi bien jouer. J’ai travaillé avec des centaines et des centaines d’acteurs et je respecte leur savoir faire et leur courage. C‘était un bon départ.”

Adepte donc de ce cinéma dépouillé défendu par le Dogme, qu’a-t-elle pu raconter dans sa master class, devant des élèves qui peuvent désormais filmer avec leurs portables ?

Lone Scherfig : “Si j’avais grandi au milieu d’une génération plus jeune, j’aurais fait ça. J’aurais simplement fait des films avec mon portable pour avoir le plaisir de les partager, de partager de l’humour ou des inquiétudes. Mais je viens de traditions plus classiques où il fallait une grosse caméra et toute une équipe pour pouvoir travailler. Mais finalement au fil des années cela devient plus léger, plus rapide. Donc si on peut se souvenir de son héritage classique pour l’utiliser dans un langage techniquement différent alors c’est intéressant. Notre langage cinématographique est en train de complètement changer mais il faut lui garder cette forme artistique même si tout le monde peut faire un film maintenant.”

The Riot Club est son dernier film, sorti en décembre dernier.

Ce Riot Club est réservé à l’élite de la nation. Ce cercle très secret d’Oxford fait de la débauche et de l’excès son modèle depuis 3 siècles.

Dans le cadre de ce film, essentiellement tourné avec des acteurs jusque là inconnus, la difficulté a résidé dans le choix de la fin.

Lone Scherfig : “En fait le plus grand défi, c’est de décider si le film doit avoir un fort message politique ou s’il doit être plus grand public, plus en harmonie avec les spectateurs. C’est le grand combat que nous avons eu et nous avons pris la décision de rendre la fin imprévisible et plus politique qu’une agréable fin pour les spectateurs…”

La réalisatrice travaille en ce moment sur le film “Their Finest Hour and a Half”
une romance qui parle d’une équipe de tournage britannique qui, en pleine seconde guerre mondiale fait un film de propagande.

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