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Des pays européens seraient intéressés par la politique migratoire controversée de l'Australie


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Des pays européens seraient intéressés par la politique migratoire controversée de l'Australie

L’afflux de migrants fuyant la guerre ou la misère et arrivant sur les rivages italiens ne tarit pas. À Pozzallo en Sicile, près de 900 migrants ont débarqué d’un navire des gardes-côtes italiens ce lundi après un week-end chargé en opérations de sauvetage. Plus de 5 800 personnes ont été secourues samedi et dimanche au large des côtes libyennes. Plus de dix migrants ont cependant péri.

Dépassés par les vagues d’immigration, des pays européens se renseignent auprès de l’Australie sur sa politique migratoire, affirme le Premier ministre australien Tony Abbott. Cette politique, controversée, consiste pour Canberra à refouler tous les bateaux de réfugiés arrivant sur ses rivages.

“D’après ce que je sais, il y a eu des contacts officiels entre les Australiens et les Européens”, a déclaré le dirigeant conservateur. Le mois dernier, Tony Abbott avait fait la leçon aux Européens, estimant que seul le refoulement systématique des bateaux était efficace.

  • Marina militare

    Migrants rescue in the Mediterranean sea

  • Marina militare

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Des conditions favorables

L’Italie estime que 200 000 migrants pourraient arriver sur son sol cette année, soit 30 000 de plus que l’an dernier.

Une mer calme, des températures printanières, le chaos qui règne en Libye favorisent les départs de migrants et l’activité des passeurs. Des passeurs qui perçoivent en moyenne 80 000 euros pour chaque départ d’une embarcation selon une enquête menée par la justice italienne.

Ce week-end, plusieurs bateaux de migrants ont été interceptés par des gardes-côtes libyens et amenés à Misrata. Au grand dam des passagers, qui voient un parcours semé de souffrances se prolonger.

“C’est un voyage long et difficile qui peut mener à la mort, du Soudan à Ajdabiya (en Libye) et d’Ajdabiya à une autre zone, jusqu‘à ce que vous atteigniez Tripoli, indiquait ce Soudanais. Et chaque étape du voyage pourrait mener à la mort.”

“Nous souffrons, vous ne le voyez pas ? Regardez-nous, regardez-nous, suppliait Amina Ahmad, une migrante, avant de fondre en larmes. Nous risquons nos vies. Nous ne sommes pas heureux d‘être dans cette situation. Nous souffrons, ne le voyez-vous pas ? Nous souffrons. Vous devez voir notre souffrance.”

Une fois interceptés en Libye, des migrants peuvent rester pendant de longues périodes dans des camps de détention dans des conditions déplorables.

Avec AFP, AP et Reuters

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