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Sports United : le MVP de la saison et le point du siècle


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Sports United : le MVP de la saison et le point du siècle

Denys Kulyk : “Bonjour et bienvenue dans Sports United, notre émission hebdomadaire qui vous apporte un nouveau regard sur l’actualité et les coulisses du sport. Au sommaire cette semaine : la finale haletante des championnats du monde de tennis de table, l’héritage olympique onze ans après les Jeux d’Athènes et la bataille pour la couronne de champion du monde de snooker.”

Stephen Curry, le meneur MVP

Denys Kulyk : “Le meneur des Golden State Warriors a été désigné meilleur joueur de la saison régulière en NBA. A 27 ans, c’est la première fois qu’il reçoit ce trophée récompensant sa fantastique saison. Il a grandement contribué à l’accession de son équipe au deuxième tour des playoffs”.

Trophée Maurice-Podoloff entre les mains et larmes aux yeux : Stephen Curry n’a pas caché son émotion en recevant le prix très convoité de MVP. “Baby Face” a devancé James Harden et LeBron James lors du scrutin et a succédé au palmarès à Kevin Durant. Dans son discours, il a tenu à remercier ses coéquipiers, ses entraîneurs et surtout son père, Dell Curry, qui a joué 16 ans en NBA.

Stephen Curry : “Cela ne me fait pas perdre la tête. Je suis au septième ciel évidemment, mais nous sommes en plein milieu d’une série des playoffs et c’est la chose la plus importante. Ce prix, c’est forcément une grande satisfaction et il faut fêter ça. Père, merci. Tu es l’exemple de ce qu’est un vrai professionnel sur et en dehors du terrain. Je me rappelle de ta carrière et pouvoir marcher dans tes pas, ça signifie beaucoup pour moi”.

Stephen Curry a permis à Golden State, opposé actuellement à Memphis en demi-finale de la Conférence Ouest, de finir en tête de la saison régulière avec 67 victoires en 82 matches. Ses statistiques parlent pour lui avec 23,8 points, 7,7 passes, 4,3 rebonds et 2 interceptions de moyenne. Il a aussi amélioré son propre record en rentrant 286 paniers à trois points !

Tennis de table : l’hégémonie chinoise

Denys Kulyk : “Les championnats du monde de tennis de table se sont conclus dimanche dernier à Suzhou. Ma Long et Fang Bo étaient opposés dans une finale 100 % chinoise. Leur duel a atteint des sommets avec notamment un point incroyable déjà désigné comme le point du siècle”.

D’un côté, Fang Bo, le grand espoir de la discipline, de l’autre Ma Long, le numéro 1 mondial. Entre eux, une table de ping-pong et une question de suprématie pour savoir qui est le meilleur pongiste de la planète.

Visiblement, c’est Ma Long qui jusque-là avait surtout brillé par équipes avec un titre olympique et cinq titres mondiaux. Son premier sacre en individuel, il l’obtient par quatre manches à deux et après un point d’anthologie qui met le public en transe !

Chez les femmes aussi, à domicile, finale 100 % chinoise avec la victoire de Ding Ning aux dépens Liu Shiwen.

SAP a le vent en poupe

Denys Kulyk : “Direction maintenant Qingdao, où s’est déroulée la troisième étape des Extreme Sailing Series. Suspense garanti et spectacle aussi avec des régates organisées au plus près des côtes, histoire que les spectateurs soient au coeur de l’action”.

Avec 14 podiums, dont 5 victoires, en 22 régates, les Danois de SAP, sur leur catamaran de 12 mètres de long, ont fait preuve d’une belle régularité sur le plan d’eau de Qingdao. Ils ont été capables de s’imposer aussi bien dans le petit temps que dans la brise plus soutenue.

Les co-skippers Jes Gram-Hansen et Rasmus Kostner et leurs coéquipiers ont devancé les Omanais de The Wave Muscat qui ont profité de la pénalité infligée aux Russes de Gazprom lors de la dernière régate comptant double.

SAP se retrouve en tête du classement général avant la quatrième étape qui aura lieu au Pays de Galles du 18 au 21 juin.

Que reste-t-il d’Athènes-2004 ?

Denys Kulyk : “En 2004, les Jeux ont fait leur retour dans le berceau de l’olympisme. Pour accueillir l‘évènement, Athènes a déboursé environ 9 milliards d’euros. Un peu plus d’une décennie plus tard, la ville a toujours la “gueule de bois” avec le syndrome des “éléphants blancs”, ces équipements abandonnés. Coup de projecteur sur l’héritage olympique d’Athènes.”

Il y a bientôt onze ans, Athènes vivait au rythme des compétitions et des remises de médailles. Aujourd’hui, certaines enceintes où les Jeux ont eu lieu sont dans un triste état.

Ce n’est pas le cas du stade olympique, qui accueille toujours des rencontres de football, de la salle de basketball, théâtre des exploits du Panathinaïkos, ou bien du Vélodrome, souvent utilisé pour des courses cyclistes et des conventions.

Mais le reste des équipements est laissé à l’abandon, comme le parcours artificiel créé pour les épreuves de canoë-kayak. Pire encore : les terrains de beach-volley, plus du tout entretenus, où les herbes folles envahissent les gradins.

Même situation pour le stade qui avait servi pour le baseball et le softball et qui affiche aujourd’hui portes closes. Le village olympique est lui déserté depuis bien longtemps, tout comme la piscine où les duels entre Ian Thorpe et Pieter van den Hoogenband ont laissé la place à une vieille chaise de bureau…

La solitude du gardien de but

Denys Kulyk : “C’est le poste le plus solitaire, mais aussi le plus important dans n’importe quel sport d‘équipe. Aucun doute : les joueurs qui évoluent à ce poste sont considérés comme différents et souvent même comme un peu fous. Dans Inside Sport, on s’intéresse cette semaine aux gardiens de water-polo”.

Concentration, anticipation et détermination : voici quelques-unes des qualités requises pour faire un bon gardien. Les projecteurs sont souvent braqués sur les buteurs, un peu moins sur ceux qui les empêchent de briller.

James Stanton est le gardien de l‘équipe d’Australie : “Je pense que les gardiens sont un peu plus mystérieux que les autres joueurs de water-polo. Tout simplement parce que c’est un poste spécifique. Il y a des gens qui disent que vous devez être un peu cinglé pour faire face à des gars qui vous balancent des ballons toute la journée !”

Il faut donc être très fort mentalement pour ne pas se laisser submerger…

James Stanton : “Certains joueurs tirent toujours du même côté et puis en match, tout d’un coup, ils se mettent à changer de côté pour essayer de vous prendre à contre-pied. Cela peut vous déstabiliser, donc il vaut mieux ne pas trop penser et agir à l’instinct.”

James Stanton : “J’avais pas mal de superstitions quand j‘étais plus jeune. Je m’assurais toujours de faire certains gestes quand je m‘échauffais et quand le coup d’envoi de la rencontre était donné. Et puis j’ai réalisé que toutes ces petites choses n‘étaient pas vraiment utiles. J’ai compris qu‘à l‘échauffement, il fallait simplement rester détendu.”

Stuart Bingham, le King du snooker

Denys Kulyk : “C’est tout, ou presque, pour cette édition de Sports United. On se quitte avec les plus belles images de la finale des championnats du monde de snooker. L’Anglais Stuart Bingham a battu son compatriote Shaun Murphy pour gagner son premier titre mondial. Savourez ces images et rendez-vous la semaine prochaine.”

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