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Hongrie : Orban plaide à nouveau en faveur de la peine de mort

Le Premier ministre hongrois se prononce une nouvelle fois en faveur de la réintroduction de la peine de mort dans son pays.Viktor Orban souhaite que

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Hongrie : Orban plaide à nouveau en faveur de la peine de mort

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Le Premier ministre hongrois se prononce une nouvelle fois en faveur de la réintroduction de la peine de mort dans son pays.Viktor Orban souhaite que la peine capitale redevienne une prérogative nationale, contrairement aux règlements de l’Union Européenne qui interdit la peine de mort à tous ses membres. Une semaine après avoir été tancé par l’Union Européenne, le Premier ministre hongrois s’est exprimé à la radio pour confirmer son souhait.

“Nous voulons influencer l’opinion publique européenne pour que la question d’une réintroduction de la peine de mort redevienne une compétence nationale” a-t-il dit. “L’interdiction de la peine de mort est inscrite dans les documents juridiques fondamentaux. Je crois que tous les États membres devraient pouvoir décider par eux-mêmes. Il n’y a aucune raison que tous les pays aient la même opinion sur cette question.”

La déclaration du Premier ministre hongrois à suscité des condamnations très vives au sein de la Commission du Parlement européen pour les libertés civiles, la justice et les affaires intérieures.

“Viktor Orbán ne défend rien” a déclaré le député européen Louis Michel. “Il s’attaque à peu près à tout. Il relance le débat sur la peine de mort, il a inscrit l’Hongrie dans le sens contraire de l’histoire. C’est cela la vérité. La passion criminelle n’est jamais arrêtée par les menaces de mise à mort. La Justice n’est pas juste en étant elle-même criminelle.”

Selon notre correspondant à Budapest, Attila Magyar, les “politologues hongrois décrivent une manœuvre politique, Viktor Orban maintenant à l’ordre du jour la réintroduction de la peine de mort tout en la sachant impossible, avec pour seul objectif de soigner sa popularité et se présenter comme le rempart de la souveraineté nationale alors que près de la moitié des Hongrois est favorable à réintroduction de la peine de mort.”