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Ex-République yougoslave de Macédoine : trois clés pour comprendre la situation


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Ex-République yougoslave de Macédoine : trois clés pour comprendre la situation

Que se passe-t-il en ex-République yougoslave de Macédoine?

Huit officiers de police et 14 membres présumés d’un groupe armés ont été tués samedi et dimanche dans des combats à Kumanovo, une ville du Nord de la Macédoine peuplée en majorité d’Albanais.

Ce sont les pires violences en Macédoine depuis 14 ans.

Lundi, la justice macédonienne a inculpé de “terrorisme” 30 personnes arrêtées durant ces violents combats.
http://www.euronews.com/2015/05/11/ethnic-tensions-in-fyr-macedonia-are-re-ignited-after-weekend-of-violence/

Le contexte :

La République de Macédoine est plus connue sous le nom d’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM).

Candidate à l’adhésion à l’UE depuis 10 ans, la République de Macédoine souhaite aussi intégrer l’OTAN mais les processus sont bloqués à cause d’un différend avec la Grèce.

Environ un quart de la population de ce pays aux deux millions d’habitants est Albanais.

La République de Macédoine a été déclarée indépendante, de manière pacifique, en 1991, mais elle a été frappée par des violences ethniques en 2001 quand des Albanais, soutenus par un groupe de militants kosovars, ont réclamé davantage d’autonomie. Un accord pour mettre fin aux violences a donné plus de droits et de visibilité aux groupes minoritaires.

Situation actuelle :

Le Premier ministre Nikola Gruevski, est au pouvoir depuis 2006. Il dirige le pays grâce à une coalition gouvernementale avec le Parti démocrate albanais et le Nouveau parti social démocrate.

Il a été accusé par Reporters sans Frontières https://rsf.org/index2014/en-eu.php de brider la liberté de la presse, et par Amnesty International, de restreintre les Droits de l’Homme https://www.amnesty.org/en/countries/europe-and-central-asia/macedonia/report-macedonia/.

Les accusations les plus sérieuses viennent du leader de l’opposition Zoran Zaev. Il l’accuse d‘écoutes téléphoniques sur des centaines de journalistes et figures de l’opposition. Les collaborateurs de Zaev boycottent le Parlement et disent que gouvernement veut réprimer les libertés.

Les supporters de Gruevski affirment quant à eux que les revendications de l’opposition visent à déstabiliser le gouvernement.

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