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27 octobre 2005 : les banlieues françaises s'embrasent


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27 octobre 2005 : les banlieues françaises s'embrasent

C’est sur le site EDF de Clichy-sous-Bois, dans la banlieue parisienne que le 27 octobre 2005, deux adolescents meurent électrocutés dans un transformateur où ils s‘étaient réfugiés, poursuivis par des policiers suite à une plainte pour cambriolage.
Zyed Benna, 17 ans et Bouna Traoré, 15 ans sont morts 30 minutes après que les policiers ont quitté les lieux.

Le soir même, des mouvements de rue débutent. Des jeunes s’attaquent aux sapeurs-pompiers et aux forces de l’ordre. Scénario classique de colère contre la police rendue responsable de la mort des deux jeunes qui débouchera sur trois semaines d‘émeutes.

Parties de Clichy, le mouvement se répand rapidement dans de nombreuses banlieues de grandes villes françaises. Des banlieues sujettes au chômage et à l’exclusion. Le contexte est alors tendu en France. Nicolas Sarkozy est ministre de l’Intérieur. Quelques mois plus tôt, il prononçait sa fameuse phrase “On va nettoyer les cités au Karcher”. Le 8 novembre, il déclare l‘état d’urgence, décidé par le Président Jacques Chirac.

Malgré les appels des élus et des associations, dix ans plus tard, rien ou presque n’a changé dans les banlieues françaises et notamment dans ce quartier de Clichy-sous-Bois. Ces quartiers populaires, souvent classés zones urbaines sensibles, cumulent les handicaps : pauvreté, population immigrée peu qualifiée. Ici, le chômage y est près de deux fois et demi plus élevé qu’ailleurs en France, tout comme la frustration.

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