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Drame de Clichy-sous-Bois : les policiers relaxés, les proches des victimes en colère


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Drame de Clichy-sous-Bois : les policiers relaxés, les proches des victimes en colère

C’est le soulagement pour les uns, l’amertume pour les autres en France. Un tribunal de Rennes a relaxé les deux policiers jugés pour non assistance à personne en danger après la mort de deux adolescents en 2005 à Clichy-sous-Bois. Les deux fonctionnaires de police, un homme et une femme, encouraient jusqu‘à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.

L’avocat des familles des victimes dénonce une justice à deux vitesses. “ Il y a un problème plus général on le voit bien. Lorsque le Premier ministre évoque un apartheid social, en parlant effectivement des banlieues, je ne voudrais pas que s’installe un apartheid judiciaire au sein de cet apartheid social, “ a déclaré Jean-Pierre Mignard à la sortie de l’audience.

L’avocat des policiers, Daniel Merchat, a lui mis des mots sur l’incompréhension des deux agents quant à ce qui leur était reproché : “ mes deux clients, depuis le premier jour, ont l’intime conviction qu’ils n’ont commis ni faute, ni erreur, ni délit.”

Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, s‘étaient réfugiés sur un site EDF pour échapper à la police lors d’une course poursuite. Les agents les avaient vus escalader la grille qui séparait le site du cimetière. “S’ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau”, avait lâché un des agents sur la radio de la police. Les deux policiers avaient fini par quitter les lieux. Une demie-heure plus tard, les jeunes mouraient électrocutés.

Le drame avait embrasé les banlieues françaises pendant trois semaines – les émeutes les plus importantes de l’histoire contemporaine du pays.

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