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Au fond de la jungle malaisienne, des ossements, ceux de migrants ?

Les restes découverts par la police malaisienne seraient ceux de migrants birmans et bangladais, pris au piège de trafiquants d'êtres humains.

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Au fond de la jungle malaisienne, des ossements, ceux de migrants ?

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La police malaisienne a entrepris des fouilles dans la jungle près de la frontière thaïlandaise, dans ce qui semble bien être des camps.
Et c’est là que des restes humains ont été déterrés. Ces restes pourraient être ceux de migrants venus de Birmanie et du Bangladesh.

Si c’est bien le cas, comment sont-ils arrivés là ? Ou devaient-ils aller ? Et comment sont-ils morts ? Autant de question qui attendent des réponses.

Pour plusieurs ONG de défense des droits de l’homme, ces découvertes macabres semblent conforter l’hypothèse de trafics d‘êtres humains. Il s’agirait de réseaux apparemment bien structurés, et qui, d’après ces ONG, disposaient de la complicité des garde-frontières.

> Voir la page Facebook de l’ONG Tenaganita.

Cette région servait de zone de transit. Les migrants étaient ensuite utilisés comme main d‘œuvre bon marché voire comme esclave.

La Malaisie fait figure de pays prospère dans la région. C’est pourquoi elle attire de nombreux migrants, notamment les Rohingyas. Cette minorité vit en Birmanie mais elle y est victime de persécution. D’où l’exode via la Thaïlande, vers la Malaisie et l’Indonésie.

Les Bangladais, eux, quittent leur pays pour échapper à la misère.