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Elections législatives en Turquie : les prétendants

Le 7 juin, les électeurs turcs seront appelés à élire leur parlement unicaméral, la Grande Assemblée Nationale, composée de 550 sièges renouvelés

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Elections législatives en Turquie : les prétendants

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Le 7 juin, les électeurs turcs seront appelés à élire leur parlement unicaméral, la Grande Assemblée Nationale, composée de 550 sièges renouvelés tous les quatre ans. 19 partis figureront sur les bulletins de vote.

Le Parti islamo-conservateur de la Justice et du Développement du premier ministre Davotoglu, l’AKP, a la majorité absolue depuis 2002, il est le seul parti à avoir gouverné si longtemps, et a porté deux présidents à la tête de l’Etat. Soutenu par de bons résultats économiques, il avait totalisé 49,8 % des voix il y a quatre ans. Mais le durcissement du pouvoir, la répression place Taksim en 2013, les allégations de corruption l’ont fragilisé. Selon les sondages, cette majorité cette fois apparait incertaine.

Les sociaux-démocrates du parti kemaliste CHP, le parti républicain du peuple, représentent la principale force d’opposition du pouvoir en place, dont ils critiquent l’autoritarisme et les échecs économiques. Ils avaient totalisé 24 % des voix aux précédentes élections. Leur dirigeant, Kemal Kılıçdaroğlu est un ancien bureaucrate, et il mise sur la relance de l‘économie.

Troisième force politique du pays, le parti nationaliste du MHP de Devlet Bahceli pourrait profiter de l’affaiblissement de l’AKP. A 68 ans, Bahceli, partisan de l’unité absolue de la nation turque et opposé à toute forme d’autonomie pour les minorités vient d‘être reconduit à la tête de son parti. En 2011, le MHP avait récolté 13 % des voix .

“Le parti AKP est la plus grande alliance dans la politique turque, car il rassemble conservateurs et centre-droit sous un même toit. Le Parti républicain du peuple et le mouvement nationaliste sont les deux principales forces d’opposition, mais l’acteur pclé de cette élection, c’est le HDP, le Parti démocratique des peuples. Ce parti rassemble courant kurdes et de gauche” assure notre correspondant sur place.

Le HDP, parti de gauche « pro-kurde » a engagé en effet une stratégie d‘élargissement de sa base électorale au reste de la Turquie. Il milite pour les droits des autres minorités et pour des réformes « sociétales » (plus de démocratie, plus de droits pour les homosexuels). Selon les sondages, le HDP pourrait franchir la barre des 10 % des suffrages exprimés qui, en Turquie, permet de participer à la répartition proportionnelle des sièges.