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Meetings électoraux à huit jours des législatives en Turquie

Des centaines de milliers de Turcs ont célébré samedi le 562e anniversaire de la conquête d’Istanbul par les Ottomans. Cette commémoration a été

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Meetings électoraux à huit jours des législatives en Turquie

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Des centaines de milliers de Turcs ont célébré samedi le 562e anniversaire de la conquête d’Istanbul par les Ottomans. Cette commémoration a été transformée meeting électoral par l’AKP au pouvoir, à huit jours du scrutin législatif.

Ce dernier espère obtenir une majorité des deux tiers, pour amender la constitution et passer à un régime présidentiel.

“L’AKP est au gouvernement depuis douze ans dans ce pays, et il est puissant. En 90 années de république, il n’a pas existé de tel parti ralliant des Kurdes, des Alaouites, et d’autres. S’il y en avait eu un, il aurait pris le pouvoir pendant ces treize années”, affirme un participant au gouvernement.

Non loin de là étaient réunis les partisans du HDP, le Parti démocratique des peuples, pro-kurde. Pour la première fois, il pourrait faire son entrée au Parlement.

“Nous ne voulons pas que l’AKP dirige encore seul donc nous voulons passer le seuil électoral. S’ils gouvernent seuls, en obtenant 50 ou 60 sièges de plus, ils passeront toutes les lois qu’ils veulent. Ils rédigeront à leur guise une constitution. Si le HDP ne franchit pas le seuil, aucun parti d’opposition n’aura d’influence. C’est pourquoi nous devons l’atteindre”, estime un militant.

Le drapeau turc était mis en avant dans ce rassemblement du parti de gauche pro-kurde, signe d’une stratégie d‘élargissement de sa base électorale. Il milite pour les droits de toutes les autres minorités.

“A une semaine des élections, les partis ont joué leurs dernières cartes à Istanbul où il y a le plus grand nombre d‘électeurs. D’un côté, le HDP dont le but est de dépasser le seuil électoral, et de l’autre l’AKP, qui veut diriger seul. Ce sont les partisans de ces deux formations, réunis sur deux places toutes proches, qui détermineront le destin de la Turquie” analyse notre correspondant Bora Bayraktar.