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Ciné-Palestine, premier festival du film palestinien en France

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Ciné-Palestine, premier festival du film palestinien en France

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Après Londres ou encore Boston, Paris a désormais son festival du film palestinien. La première édition a lieu en ce moment au cinéma “Les Trois

Après Londres ou encore Boston, Paris a désormais son festival du film palestinien. La première édition a lieu en ce moment au cinéma “Les Trois Luxembourg”. Le festival Ciné-Palestine a vu le jour grâce à un groupe d’amateurs qui a monté son association pour mener le projet à bien. Un événement pour mettre en valeur la diversité des formes d’expression des auteurs palestiniens. “On veut mettre en valeur des films pour leur contenu, pas pour leur valeur supposée politique”, explique Samuel Lehoux, l’un des organisateurs du festival. “Cela montre une diversité d’approche cinématographique tout à fait intéressante”.
Le festival s’est ouvert sur « When I saw you », long-métrage d’Anne-Marie Jacir, avec Saleh Bakri dans le rôle principal. Un long-métrage pour lequel la réalisatrice a puisé dans son histoire personnelle. En 1967, juste après la guerre des Six Jours; une famille est séparée. Un jeune garçon accompagné de sa mère se retrouve parmi les milliers de réfugiés qui tentent de passer en Jordanie, mais le besoin de revoir son père sera le plus fort. Dans le documentaire “Les 18 fugitives”, d’Amer Shomali et Paul Cowan, des villageois de Cisjordanie
achètent des vaches pour en finir avec la dépendance alimentaire vis-à-vis d’Israël. Ces animaux deviennent un symbole pour les Palestiniens, et la cible d’interdictions pour l’armée israélienne. Une oeuvre déjà primée dans plusieurs festivals qui fait revivre cet épisode de résistance pacifique, pendant la première Intifada de 1987. Dans « A World Is Not Ours », Mahdi Fleifel dresse, lui, le portrait de ses proches sur trois générations dans un camp palestinien . Un documentaire basé sur des enregistrements personnels, dans lequel le réalisateur mêle l’Histoire et celle de sa famille, ses allers-retours entre l’Europe et le Sud du Liban. Enfin, “Infiltrators”, de Khaled Jarrar, retrace le quotidien des Palestiniens qui franchissent chaque jour les hauteurs du Mur, avec les moyens du bord, et celui des passeurs qui écument des kilomètres pour déjouer la vigilance de l’armée. Le fruit de quatre ans et demi de tournage. Le Festival Ciné-Palestine espère aussi apporter son soutien aux jeunes talents palestiniens, pour la diffusion de leurs films à travers la France.