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France, nucléaire : EDF au secours d'Areva

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France, nucléaire : EDF au secours d'Areva

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En confirmant sa perte record de 5 milliards d’euros en 2014, Areva avait annoncé un plan d‘économies de un milliard d’euros d’ici 2017 et d’importantes cessions d’actifs. La cession de sa division “réacteurs nucléaires” à EDF va lui permettre de souffler un peu mais il ne s’agit que d’une première étape dans le sauvetage du spécialiste du nucléaire.
Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, a donné sa vision du volet social de l’opération Areva/EDF.

“Un : pas de licenciements secs. Deux : préservation de tous les sites de production pour des raisons d’abord de qualifications, de savoir-faire, des raisons de sûreté également nucléaire”, a notamment déclaré Emmanuel Macron.

Sans les activités liées aux réacteurs nucléaires : que reste-t-il d’Areva ? Le groupe va se recentrer sur la gestion du combustible nucléaire, c’est à dire le retraitement des déchets nucléaires ainsi que sur son activité minière.
Areva a besoin de se renflouer; il compte sur la vente de sa division réacteur mais aussi sur l’Etat actionnaire. C’est à dire les contribuables. A condition que ce renflouement ne soit pas assimilé par Bruxelles à une aide d’Etat.

“On a besoin de renflouer Areva, parce qu’il y a des erreurs stratégiques qui ont été faites par les dirigeants de l’entreprise, qui ont conduit à cette situation, explique Anne-Marie Cailletaud, du syndicat CGT Mine et énregie. Les pertes sont principalement dûes au chantier finlandais OL3 et puis avec l’achat d’Uramin qui a été complètement survalorisée”.

Le Pdg d’EDF qui a fait une offre indicative de 2 milliards d’euros pour la division réacteurs d’Areva, a insisté auprès de l’Etat son principal actionnaire sur le fait qu’EDF était dans une situation financière difficile. Il a demandé une hausse des tarifs règlementés de l‘électricité en France.