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Turquie : la nouvelle équipe économique devra avoir la confiance des marchés

En Turquie, la situation économique du pays devrait peser lourd dans les résultats du scrutin législatif de dimanche. La croissance est retombée à 2,9% en 2014 après 4% en 2013 et le chômage atteint désormais les 10% de la population active.
L‘économie devient donc un argument de poids pour l’opposition turque pour qui la chute de la livre (la monnaie turque) cette année reflète la mauvaise gestion économique du pouvoir en place.

“Est-ce que la livre turque va perdre encore de la valeur par rapport au dollar, oui certainement, affirme l‘économiste Arda Tunca. Il y a la conjoncture internationale, mais un risque supplémentaire peut accompagner cette conjoncture morose : c’est l’arrivée aux affaires d’une équipe économique qui n’aurait pas la confiance des marchés financiers : ce qui augmenterait la détèrioration de la monnaie turque”.

Les investisseurs étrangers vont scruter avec attention la composition de l‘équipe économique du nouveau gouvernement : c’est ce que pensent la grande majorité des économistes.

“Après les élections, le message et la confiance que la nouvelle équipe économique va essayer de faire passer sur les marchés financiers seront beaucoup plus importants que la composition du gouvernement, une coalition ou un simple parti”, affirme encore Arda Tunca.

Sous la férule de l’actuel parti au pouvoir, l’AKP de Recep Tayyip Erdogan, la Turquie a bénéficié d’une forte croissance qui l’a installée durablement dans le club des 20 premières économies mondiales. Et même si l’activité économique a fortement ralenti, la conservation dans l’entourage du pouvoir du vice-premier ministre actuel Ali Babacan et de l’actuel ministre des finances Mehmet Simsek, serait bien vu des investisseurs.

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