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Allemagne : début du sommet du G7, une rencontre toujours contestée


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Allemagne : début du sommet du G7, une rencontre toujours contestée

Un second sommet du G7 sans la Russie, exclue depuis l’annexion de la Crimée l’an dernier, et un objectif : maintenir la pression diplomatique sur Moscou.

La guerre en Ukraine, tout comme la crise de la dette grecque, s’est invitée au programme de cette rencontre, organisée par la chancelière allemande.

Et même si Angela Merkel a d’autres priorités politiques, économiques, écologiques et sanitaires, l’agenda du sommet a été quelque peu bouleversé : les conflits au Moyen-Orient, le changement climatique et la lutte contre les épidémies passeront après.

Après avoir accueilli le Président américain Barack Obama dans le village de Krün, elle se rendra au château d’Elmau, à quelques kilomètres, et les deux dirigeants auront alors une discussion en tête-à-tête.

Les rejoindront ensuite les responsables européens, le Premier ministre britannique David Cameron, le Président français François Hollande, ainsi que les dirigeants italiens, canadiens et japonais.

Successeur de l’Allemagne à la présidence du G7, le Premier ministre japonais Shinzo Abe est arrivé dès hier soir à Munich après avoir fait escale à Kiev, et s’est engagé à faire “tout son possible pour trouver une solution pacifique” au conflit.

Contestation

Le château d’Elmau, luxueux hôtel et donc lieu de la rencontre, se situe dans les Alpes de Bavière, à 1 200 mètres d’altitude, et il est protégé par un imposant dispositif policier.
Le coût exact de la rencontre est tenu secret. Mais le Land de Bavière aurait payé plus de 130 millions d’euros. Et la fédération des contribuables allemands a évalué la somme à 360 millions d’euros. Un coût démesuré pour les altermondialistes et tous les opposants au G7.

Hier, un rassemblement a mobilisé environ 4 000 manifestants opposés à la tenue du sommet à Garmisch-Partenkirchen. Ce matin, ces mêmes manifestants anti-G7 ont tenté d’aller jusqu‘à Elmau.

Près de 20 000 policiers ont été déployés, et ont rapidement bloqué l’avancée des activistes anti-capitalistes.

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