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L'heure du vote en Turquie : le parti kurde HDP va-t-il changer la donne ?


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L'heure du vote en Turquie : le parti kurde HDP va-t-il changer la donne ?

Environ 57 millions d‘électeurs turcs sont appelés à voter pour élire leurs députés. Un scrutin déterminant pour l’avenir du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan qui espère une large victoire de son parti, l’AKP, pour changer la constitution et ainsi renforcer son pouvoir.

La présidentialisation du régime est son cheval de bataille depuis son élection en août dernier.

Malgré l’interdiction, il a ouvertement mené campagne, tout comme son successeur à la tête de l’AKP, Ahmet Davutoglu, ancien ministre des affaires étrangères, qui lui aussi compte sur un raz-de-marée du Parti pour la justice et le développement.

Populaire, mais controversé, l’AKP est menacé par le Parti républicain du peuple mené par le social-démocrate Kemal Kilicdaroglu (CHP) qui dénonce la volonté d’Erdogan d’instituer une “dictature constitutionnelle“ et pourrait électoralement bénéficier du ralentissement économique du pays.

La campagne électorale a été dure et marquée par une progression du premier parti kurde et par les nombreuses attaques (environ 170) dont il a fait l’objet.

Avant-hier, un meeting du HDP a été victime d’un double attentat à Diyarbakir, et son chef, Selahattin Demertas, a fustigé la réaction d’Erdogan qui a fini par présenter ses condoléances 24h plus tard.

Le HDP pourrait franchir la barre des 10 % des suffrages nécessaires pour entrer au parlement et bouleverser le jeu politique.

Les mesures de sécurité ont été renforcées après les attentats de Diyarbakir qui ont fait entre deux et quatre morts et entre 100 et 300 blessés selon les sources.

Une double attaque qui pourrait avoir été menée par le TIT, la Brigade Turque de la vengeance, un groupe nationaliste radical de droite, particulièrement violent, apparu durant les années 70-80 en Turquie.
Un groupe dissout lors de la prise de pouvoir des militaires (12 septembre 1980), dont certains éléments ont été récupérés par les services spéciaux turques pour agir contre le PKK.
Relativement inactif après l’annonce de cessez-le-feu unilatéral du PKK du 1er septembre 1998, le TIT a repris ses activités en 2005. Il a revendiqué plusieurs attentats à la bombe en 2006 et 2007.

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NB : l’embargo sur la publication des résultats du scrutin est fixé à 19h.

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