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Législatives turques : début des tractions en vue d'une (improbable) coalition

Le parti islamo-conservateur (AKP), au pouvoir, a perdu la majorité absolue, et doit donc nouer des alliances. Faute de coalition, il faudra retourner aux urnes. Une hypothèse plus que probable pour

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Législatives turques : début des tractions en vue d'une (improbable) coalition

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Les Turcs vont-ils devoir retourner aux urnes, alors même qu’ils viennent de voter ? Vraisemblablement, répondent de nombreux analystes au lendemain des législatives.
Car effectivement, aucun parti n’a obtenu la majorité absolue. Il faut donc constituer des alliances. Or, en l‘état, aucune formation ne souhaite nouer une alliance avec l’AKP (parti de la Justice et du Développement) du président Recep Tayyip Erdogan.
Ce parti islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002, est arrivé en tête, recueillant un peu plus de 40% des suffrages. C’est loin du score obtenu lors des dernières législatives il y a 4 ans. Et donc pas suffisant pour gouverner seul…

Dans l’absolu, les formations d’opposition arrivées deuxième, troisième et quatrième pourraient s’unir pour constituer une coalition, mais ces partis sont idéologiquement trop éloignés pour cela.

- Les laïcs du Parti républicain du peuple (CHP) sont arrivés deuxième, conservant ainsi leur place de principal parti d’opposition.

- Les nationalistes du MHP sont 3ème avec plus de 16% des voix.

- Mais c’est surtout le score du parti kurde HDP (le Parti démocratique du peuple) qui retient l’attention. Il fait une entrée remarquée au parlement.

Les tractations entre les différents partis ne font que commencer. Dans un mois et demi au plus tard, si aucun gouvernement n’est formé, alors il faudra convoquer de nouvelles élections.

- avec agences