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Cern: Le grand collisionneur se lance dans la quête d'une "nouvelle physique"


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Cern: Le grand collisionneur se lance dans la quête d'une "nouvelle physique"

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Plusieurs décennies d’attentes… dans l’espoir de voir un petit signe sur un écran.

Le plus grand accélérateur de particules du monde, le LHC du CERN, vient d’entamer une nouvelle phase d’expériences inédites avec une énergie presque doublée.

Le LHC (pour Large Hadron Collider) a fourni ses premières collisions de protons à l‘énergie record de 13 TeV (téraélectronvolts), après deux ans de maintenance et de réparations.

Rolf Heuer, directeur général du Cern :
“Je crois que nous sommes en train de vivre un moment fantastique pour la physique, un grand moment : une collision à 13 TeV”

Les chercheurs veulent percer le secret des plus petits éléments de la matière mais aussi expliquer des phénomènes comme la matière noire, qui compose 27% de la masse totale de l’univers.

Et ils savent désormais que le LHC est prêt à relever ce défi.

Sergio Bertolucci est directeur des recherches : “C’est le meilleur navire du monde. Le plus puissant. Avec le meilleur équipage. Et désormais nous sommes prêts pour la prochaine exploration.”

Frédérick Bordry, directeur des accélérateurs : “C’est le début d’une nouvelle aventure. Je suis très heureux parce qu’après plus de 24 mois d’une longue fermeture, d’essais de puissance, de commande de faisceau, nous sommes au rendez-vous et nous sommes de retour.”

En faisant se télescoper des particules à près de la vitesse de la lumière dans un accélérateur long de 27 kilomètres, à 100 mètres de profondeurs, il est possible de recréer un scénario proche de celui qui a existé dans les premières secondes après le Big Bang, ce qui permet aux chercheurs de travailler sur les origines du cosmos.

Début 2013 l’accélérateur avait été arrêté pour pouvoir travailler à une énergie nettement supérieure.

Le LHC peut désormais se faire télescoper un milliard de paires de protons à chaque seconde. Soit deux fois plus que prévu.

En 2012 il avait mis en évidence le boson de Higgs. Une découverte qui avait permis aux professeurs Peter Higgs et François Englert de recevoir des prix nobels.

Fabiola Gianotti prendra la direction générale du Cern en décembre prochain : “C’est aussi un point de départ important parce que ce surplus d‘énergie va nous permettre de travailler sur des questions encore non résolues de la physique des particules.”

“Avec les nouvelles recherches sur les particules que nous allons faire au cours de cette année et pendant les deux prochaines années, explique Rob McPherson, porte parole adjoint de l’expérience Atlas, j’espère vraiment que l’on pourra voir la signature d’une énergie manquante, de particules de la matière noire qui seront produites au LHC et qui ont peut-être un lien avec cette masse manquante, cette matière manquante de l’univers et que nous ne comprenons encore pas vraiment.”

Il faudra encore plusieurs années de relevés, d’expériences pour comprendre les mystères de notre univers.

Mais pour les chercheurs du CERN la compréhension de l’infiniment grand passe par celle de l’infiniment petit.

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