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Au Yémen, les hôpitaux manquent de tout

Pendant les négociations à Genève, le quotidien des Yéménites reste un enfer. Les habitants de Sanaa, la capitale, vivent dans la peur des frappes

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Au Yémen, les hôpitaux manquent de tout

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Pendant les négociations à Genève, le quotidien des Yéménites reste un enfer. Les habitants de Sanaa, la capitale, vivent dans la peur des frappes : les frappes de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, depuis le 26 mars, les tirs des missiles des rebelles Houthis, qui ratent leur cible et s’abattent sur la vieille ville.

“S’ils cherchent des missiles scud, s’insurge Abdullah Kalala, un proche d’une victime, il faut qu’ils aillent vers les sites militaires, pas dans le vieux Sanaa, le Yémen historique.”

A l’hôpital, des blessés, parfois des enfants, sévèrement brûlés. Ils ont été victimes de l’explosion du vieux générateur installé dans l’appartement pour pallier les coupures d‘électricité.

“Nous avons besoin des médicaments de base, des produits pour les urgences, dit le Dr. Nasir Amid Al-Qadasi, directeur de l‘établissement. Ici c’est le deuxième plus grand hôpital de la ville et nous souffrons énormément.”

Des dizaines d’hôpitaux, endommagés, sont inutilisables. La guerre civile au Yémen a fait plus de 2600 morts.