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Oui - non - peut-être: les 28 divisés sur le plan "migration" de la Commission

Les migrants arrivent par dizaines à Vintimille. Proche de la frontière française, cette ville est devenu le symbole du manque de solidarité entre

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Oui - non - peut-être: les 28 divisés sur le plan "migration" de la Commission

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Les migrants arrivent par dizaines à Vintimille. Proche de la frontière française, cette ville est devenu le symbole du manque de solidarité entre européens. D’un côté, une Italie passoire qui souhaite partager son fardeau. De l’autre, une France forteresse qui refuse d’ouvrir ses portes sans condition.

Alors à l’occasion de la réunion des ministres européens de l’Intérieur à Luxembourg, la France, l’Allemagne et l’Italie ont organisé un aparté pour tenter de dégager un compromis.

“Ceux qui n’obtiennent pas le droit d’asile devront être rapatriés”, a fait savoir Angelino Alfano, ministre italien de l’Intérieur. “C’est la pierre angulaire de ce système. Si ça fonctionne, on pourra gérer au mieux ce phénomène mais la solution ne viendra pas en un claquement de doigts. Si ça ne fonctionne pas, on aura un problème. Voilà ce que nous avons décidé.”

Plus largement, les ministres européens devaient examiner les propositions de la Commission pour une répartition équitable des migrants. Mais les débats ont mis en évidence les divisions européennes: chacun choisit son camp. – Seuls la Grèce et l’Italie soutiennent le plan de la Commission. – Le Portugal, l’Espagne et la plupart des pays d’Europe centrale et de l’Est se prononcent contre. – La France, l’Allemagne, le Bénélux, Malte, Chypre, la Suède et l’Autriche posent des conditions.

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, reste malgré tout optimiste: “Pour la première fois, j’ai entendu des propositions constructives de la part de pays qui étaient sceptiques en Europe centrale et de l’Est. Ils envisagent une participation sur base volontaire, pas par obligation.”

“Comme on s’y attendait, les Etats membres ne sont pas parvenus à trouver un accord”, commente notre envoyé soécial à Luxembourg, Sandor Zsiros. “Les négociations vont se poursuivre au plus haut niveau lors du prochain sommet européen prévu pour la fin du mois de juin.”