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Waterloo: un bicentenaire teinté d'hommages, de réconciliations et de fêtes


Le bureau de Bruxelles

Waterloo: un bicentenaire teinté d'hommages, de réconciliations et de fêtes

Il y a 200 ans, ils se faisaient la guerre. Aujourd’hui, ils sont côte à côte. Les descendants des belligérants de la bataille de Waterloo ont envoyé un message de paix et d’unité.

Quatre banderoles, aux couleurs des pays qui ont pris part au conflit, ont été déployées le long de la butte du Lion. Une cérémonie protocolaire sobre pour rendre hommage aux soldats, tombés sous les boulets de canon.

La bataille a provoqué la chute de Napoléon mais elle en a fait une légende du même coup. Un moment d’histoire qui va être intégralement rejoué. Deux reconstitutions sont prévues vendredi et samedi soir. Et dans les bivouacs de chaque camp, les 5.200 reconstitueurs se préparent avec enthousiasme.

200 ans après, ceux qui marchent dans les pas des belligérants fraternisent autour d’une même passion, celle de l’histoire, au point de faire revivre les coulisses de la bataille à l’identique.

“Il y a le côté devoir de mémoire, il ne faut pas oublier l’histoire de France, les hommes qui se sont battus, qui sont morts sur le champ de bataille, etc.”, explique ce figurant français. “Mais également tout ce qui est côté uniformologique, niveau armement et vivre l’histoire en fait. On ne regarde pas que l’histoire dans un livre, on ne lit pas l’histoire, on la vit réellement.”

La France, au centre de cette illustre bataille, a pourtant décidé de rester en retrait de ces commémorations du bicentenaire. Le gouvernement a dépêché son ambassadeur pour seul représentant. Une attitude discrète que déplore ce visiteur québécois.

“On dirait qu’il y a comme une honte”, dit-il. “Waterloo, peut-être que pour la France c’est une défaite, mais il ne faut pas vraiment voir ça comme une defaite. C’est plutôt la fin d’un monde, le commencement d’une autre époque.”

Waterloo s’apprête à vivre un week-end de fête. 200.000 visiteurs sont attendus dans les trois prochains jours. 200.000, c’est aussi le nombre de soldats qui s’affrontent sur la morne plaine. 50.000 furent tués ou blessés.

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