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Les marchés européens reculent face à la crise grecque


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Les marchés européens reculent face à la crise grecque

Face à la baisse persistante de Wall Street lundi, les indices boursiers européens ont poursuivi leur recul et affichaient en clôture des replis très sensibles pouvant aller jusqu‘à plus de 5% pour l’indice Mibtel de Milan et le PSI 20 de Lisbonne. A Paris la baisse du Cac40 se monte à 3,8% en clôture et celle du Dax à Francfort affiche -3,5%.
Le Footsie de Londres se repliant pour sa part de 1,8%. Lundi, les investisseurs en Asie et en Europe réagissaient à la crise grecque en vendant les actifs les plus risqués de leur portefeuille.

Sasha Vakulina, Euronews
“Nous sommes avec Angus Campbell, analyste Senior chez FxPro.
Après le dramatique rebondissement du week-end, les marchés d’actions en Asie et en Europe ont fini en forte baisse lundi et l’euro a baissé face au dollar. Angus, la réaction des marchés vous a-t-elle surpris ?

Angus Campbell
“On devait s’attendre à ce genre de choses. Ni mieux ni pire. Mais en fait, les mouvements du marché, après l’ouverture de la séance en Europe ont été un peu meilleurs que prévu je dirai.
Parce que les marchés sont remontés de leur plus bas et en particulier l’euro qui a récupéré ses pertes précédentes. Mais je pense que c’est vraiment trop tôt pour dire que toute nouvelle baisse des actifs à risque est totalement éliminée, tout comme la réduction de la volatilité sur les marchés.

Euronews
La crise des banques grecques que l’on sent venir, peut-elle être contagieuse pour le reste de la zone euro et pour les pays périphériques en particulier ? .

Angus Campbell:
Oui bien sûr, c’est très important d‘éviter cette contagion. Les choses sont très différentes de la dernière crise il y a quelques années quand la Grèce avait négocié son deuxième programme d’aide financière et la restructuration de sa dette. La zone euro est aujourd’hui une entité très différente en termes de risques par rapport à la Grèce ainsi qu’est différente la charge de la dette pour de nombreuses économies périphériques.
Donc je pense que la contagion est un peu surestimée, bien qu’il y ait ce risque- et on l’a vu lundi sur les marchés financiers – parce que bien sûr les taux d’emprunt des dettes espagnole, italienne et portugaise ont grimpé.

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