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Pour quelques secondes de plus

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24 heures et une seconde : c’est le temps qui s’est écoulé entre le lundi 29 juin et le mercredi 1er juillet. Une seconde de plus dans la journée décidée par arbitres du temps qui travaillent à l’“Observatoire de Paris”:http://www.obspm.fr/.

Cette exceptionnelle seconde s’est très discrètement intercalée juste avant minuit sans que personne ne s’en aperçoive.

L’objectif des scientifiques n‘était pas d’allonger le temps qui passe, mais, comme le mouvement de la terre autour du soleil ralentit chaque année, pour éviter d’un jour être complètement décalé, il s’agissait d’ajouter cette seconde mesurée par des horloges atomiques.

“La rotation de la terre est fantaisiste, frivole” explique l’astronome Daniel Gambis. “Elle tourne d’une manière diverse. Elle a des variations, si bien que de temps à autre, on recale les horloges. Et comme on ne peut pas recaler l’horloge terre, on recale le temps UTC et on ajoute une seconde intercalaire.”

27 secondes intercalaires ajoutées depuis 1972. Sur le papier, c’est presque 30 secondes de vie en plus, pas grand chose pour nous, alors que, pour les ordinateurs, chacune de ces secondes allongées présente des difficultés potentielles.

“Il y a, de nos jours, de plus en plus de réseaux qui utilisent des systèmes automatiques qui reposent sur une synchronisation et une datation précise” explique le directeur adjoint de l’Observatoire de Paris Sébastien Bize. “Et c’est dans ce système que cette opération inhabituelle peut éventuellement poser une petite difficulté.”

Dans la réalité, la dernière seconde intercalaire ajoutée en 2012 a causé des problèmes mineurs sur certains logiciels, mais la plupart des systèmes informatiques n’en ont pas souffert.

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