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Grèce : veille de référendum

La confusion régnait en Grèce, ce vendredi, à deux jours d’un référendum qui peut déterminer la conduite du pays pour des décennies, mais qui a

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Grèce : veille de référendum

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La confusion régnait en Grèce, ce vendredi, à deux jours d’un référendum qui peut déterminer la conduite du pays pour des décennies, mais qui a divisé la société en deux groupes ayant une lecture bien différente de la question posée.

“Oui” ou “non” aux dernières propositions des créanciers, oui ou non à l’austérité, c’est l’enjeu répète le gouvernement Tsipras. Et son ministre de la Culture Nikos Xidakis l’a redit à notre correspondant à Athènes :

“La question de ce référendum n’est pas de rester ou de quitter l’euro. Si cela devait arriver, cela dépend d’une multitude de facteurs de moyen et long terme, et ce n’est pas une question qui peut être décidée par la Grèce toute seule”.

Mais pour le député conservateur de Nouvelle Démocratie, Giorgos Koumoutsakos, il faut “voter “oui” : “malgré les moments durs vécus par les Grecs toutes ces années, dit-il, faire ce choix difficile est le seul moyen de sortir de la crise, la seule voie vers le progrès et la sécurité.”

Sortie de l’euro inévitable en cas de victoire du “non” pour l’opposition grecque et les créanciers, pouvoir de négociation renforcé pour Alexis Tsipras et son gouvernement… Lundi, de toutes façons, rien ne sera plus comme avant pour cette analyste :

“Rien ne sera plus pareil après le référendum. Même si le gouvernement en sort indemne et que M.Tsipras obtient le “non” qu’il désire, beaucoup de choses dans le pays vont changer de façon spectaculaire.”

“Ce sera la 8e fois dans l’histoire de la Grèce moderne que se tiendra un référendum, et quelqu’en soit l’issue, plus que son résultat lui-même, son impact sur une société grecque divisée sera lourd de conséquences, et pourrait durer des années”, conclut notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis.