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COP21 : les villes et les régions au chevet du climat mondial


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COP21 : les villes et les régions au chevet du climat mondial

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Étape clé dans le calendrier climat 2015, le Sommet mondial Climat & Territoires est le principal rendez-vous des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs non-étatiques avant la Conférence intergouvernementale Paris Climat 2015 (COP21). Notre magazine Focus fait le point sur ce rendez-vous qui vient de se tenir dans la ville française de Lyon.

La bataille contre le rechauffement climatique se gagnera avec les territoires : c’est le message adressé aux États négociateurs de la COP21 par les villes et régions des cinq continents réunis en sommet à Lyon. Cinquante organisations représentant les deux tiers de la population mondiale ont signé un document qui liste les engagements proposés par les collectivités territoriales, la société civile et le secteur privé.

Le point avec Ronan Dantec, le porte-parole du Réseau mondial des Villes, Gouvernements locaux et régionaux (UCLG), l’un des organisateurs de l‘événement :

“Nous disons aux États : sans l’action de vos territoires, vous ne tiendrez pas vos engagements. C’est bien dans les territoires que va se gagner ou se perdre la bataille sur le changement climatique. Donc, nous disons à ce moment-là aux États : nous sommes prêts à faire le travail, prenez des engagements, nous ferons le travail. Mais, nous disons aussi : nous avons besoin d’un certain nombre d’outils, notamment de financements complémentaires pour les territoires du sud. Donc, c’est un sommet qui prend des engagements et qui délivre des messages.”

Parmi les participants au sommet, Matthew Rodriguez, le responsable de l’Environnement au sein de l‘État de Californie (considéré comme la septième économie mondiale), qui entend réduire ses émissions de gaz à effet serre de 40 % d’ici à 2030. Un engagement basé sur les bons résultats économiques de sa lutte contra le changement climatique :

“Notre travail en faveur des technologies propres et nos programmes environnementaux ont rapporté de l’argent à la Californie. Nous injectons environ 5,7 milliards de dollars de capital risque par an dans les technologies propres. Aujourd’hui, notre industrie solaire emploie 65 mille personnes en Californie. Nos programmes environnementaux ont changé la donne, notre économie de base devient une économie sans carbone qui génère de la croissance.”

Dans leur déclaration, les territoires appellent à la mobilisation de nouvelles ressources pour financer la transition vers une économie décarbonée. Pour Christina Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), il faut offrir des garanties au secteur privé :

“Les États fédéraux, les États nationaux, régionaux et locaux ont l’obligation de créer un cadre réglementaire qui donne suffisamment confiance au secteur privé pour qu’il investisse dans les infrastructures, en particulier dans l‘énergie, mais aussi les transports, l’habitation, le bâtiment. Il faut investir dans des infrastructures totalement différentes de celles du siècle passé.”

La création d’emplois durables, c’est également l’une des revendications de Sharan Burrow, la secrétaire générale de la Confédération Syndicale Internationale, signataire de la déclaration de Lyon :

Pour nous, syndicats, une chose est sûre : ‘il n’y a pas d’emploi sur une planète morte’. Et cela va au-delà du simple slogan, car nous avons déjà perdu des emplois. Ce que l’on veut ce sont des emplois verts et pérennes, il faut rendre nos emplois plus écologiques, il faut investir pour transformer nos industries et décarboner le monde. Une société zéro carbone n’est pas une option, mais un impératif si nous voulons sauver la planète.”

Mamadou Cissokho, lui, a signé le document au nom des agriculteurs de l’Afrique de l’Ouest et veut en finir avec les mesurettes :

“S’adapter, c’est remettre en cause une certaine manière de voir la vie et ça a été toujours le problème des riches. Remettre en cause les attitudes et les comportements, c’est ça l’adaptation. Mais, on préfère l’atténuation et limiter un peu les dégâts que de s’adapter. Il n’y a pas d’avenir sans l’adaptation, parce que les ressources sont en train de finir et on ne peut pas les créer”.

La déclaration de Lyon sera soumise à la présidence française de la COP21, à l’ONU et aux États négociateurs. En décembre, 196 pays se réuniront à Paris pour tenter de trouver un accord universel afin de limiter à 2 degrés celsius maximum le réchauffement global.

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