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Le couple franco-allemand se reforme pour éviter un "Grexit"

La rencontre entre François Hollande et Angela Merkel La chancelière allemande s’est rendue à l’Elysée ce lundi, au lendemain du “non” grec au plan

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Le couple franco-allemand se reforme pour éviter un "Grexit"

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La rencontre entre François Hollande et Angela Merkel
La chancelière allemande s’est rendue à l’Elysée ce lundi, au lendemain du “non” grec au plan des créanciers. L’objectif consistait à adopter une position commune avec son homologue français, à la veille du sommet de la zone euro prévu ce mardi à Bruxelles. Demain, la position de l’eurogroupe sera “définie à partir des propositions du gouvernement grec”, a affirmé François Hollande, lors d’une conférence de presse, évoquant une situation d’“urgence”. Il faudra trouver un “ équilibre entre les principes de solidarité et de responsabilité”, a résumé le chef de l’Etat français. De son côté, Angela Merkel réaffirme qu’Athènes doit fournir un “programme de réformes nécessaires”, condition préalable à la poursuite des discussions. La chancelière allemande reste sur une position de fermeté, et maintient que le dernier plan proposé par les créanciers internationaux constituait une “très bonne offre”. Washington appelle la Grèce et l’Union européenne à trouver un compromis, et estime qu’il en va de l’intérêt des deux parties de trouver une solution “qui permette à la Grèce de rester dans la zone euro”.
Avant cette réunion, François Hollande et Angela Merkel ont consulté plusieurs dirigeants européens. Le Président français s’est entretenu par téléphone avec son homologue grec Prokopis Pavlopoulos, mais aussi avec le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, et avec le Premier ministre belge Charles Michel. Hier, il a discuté avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, tout comme la chancelière allemande ce lundi. Ces derniers jours, Angela Merkel et le président français ont suivi des positions différentes. La dirigeante du parti chrétien-démocrate avait choisi de ne plus engager de pourparlers avec Athènes entre l’annonce de l’organisation du référendum et le résultat du vote. François Hollande avait répété quant à lui qu’il accepterait de rencontrer Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, dès qu’il en ferait la demande.