DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Alexis Tsipras présentera jeudi des réformes concrètes

La réponse d’Alexis Tsipras à l’ultimatum de l’Europe n’a pas trainé. Devant le Parlement européen à Strasbourg, le Premier ministre grec promet de

Vous lisez:

Alexis Tsipras présentera jeudi des réformes concrètes

Taille du texte Aa Aa

La réponse d’Alexis Tsipras à l’ultimatum de l’Europe n’a pas trainé.
Devant le Parlement européen à Strasbourg, le Premier ministre grec promet de présenter dès jeudi un nouveau programme de réformes crédibles, impôts et retraites en tête, en échange d’une nouvelle aide financière sur trois ans. Il défend aussi son droit à choisir la manière de redresser son pays. “Si un gouvernement souverain n’a pas le droit de prendre les décisions qui répondent à ses objectifs, alors nous devrons adopter une idéologie extrême et anti-démocratique, c’est-à-dire que pour les pays qui bénéficient d’un programme de sauvetage, nous ne devrons pas organiser d‘élections, mais nommer des gouvernements, des technocrates et ceux qui auront la responsabilité de prendre des décisions.”

S’il s’attaque à Bruxelles, Alexis Tsipras n’hésite pas à mettre en cause directement son propre pays. Il s’est engagé à faire le ménage et à moderniser l‘économie : “Et vous avez raison, en Grèce il y a des distorsions du passé qui doivent être éliminées comme par exemple la distorsion de la retraite anticipée et nous avons d’abord pris l’initiative de la supprimer sans que personne ne trouve rien à redire.”

L’allégement de la dette grecque reste une forte revendication. Au “nein” d’Angela Merkel, Alexis Tsipras oppose l’histoire récente de l’Allemagne : “Je tiens à vous rappeler monsieur Weber (NDLR : Manfred Weber, président du Parti populaire européen et eurodéputé allemand de la CSU) que le plus fort moment de solidarité de l’histoire récente a eu lieu en 1953 quand votre pays est sorti endetté et pillé après deux guerres mondiales et que l’Europe et tous les pays européens ont montré la plus grande solidarité dans l’accord de Londres de 1953. Et ils ont décidé d’effacer 60% de la dette allemande et de mettre en place un plan de croissance. Ce fut le plus grand moment de solidarité de la récente histoire européenne.”

Alexis Tsipras demande à ses partenaires de la zone euro de conclure un “compromis honorable” pour remettre son pays sur la voie de la croissance. Il réaffirme son attachement à l’euro. Les chefs d’Etat et de gouvernement se retrouvent dimanche à Bruxelles. Objectif : décider s’ils donnent une dernière chance à la Grèce.