DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Crise grecque : des internautes appellent à boycotter les produits allemands

Depuis l’accord arraché lundi à l’aube lors du Conseil européen extraordinaire consacré à la crise grecque, de nombreuses voix s‘élèvent contre un

Vous lisez:

Crise grecque : des internautes appellent à boycotter les produits allemands

Taille du texte Aa Aa

Depuis l’accord arraché lundi à l’aube lors du Conseil européen extraordinaire consacré à la crise grecque, de nombreuses voix s‘élèvent contre un “coup d’Etat” orchestré par l’Allemagne. Le gouvernement grec d’Alexis Tsipras, élu sur un programme anti-austérité, se voit contraint d’accepter un train de nouvelles réformes drastiques.

Très vite, le hashtag #Thisisacoup est apparu sur Twitter. Il a désormais fait place à un nouveau hashtag, #BoycottGermany. Des internautes appellent à ne plus acheter des produits de marque allemande.

(Merkel : J’ai une Mercedes que je dois remplacer. Je n’achèterai plus allemand tant que vous ne cesserez pas de harceler la Grèce)

Certains internautes vont même jusqu‘à indiquer comment repérer les produits allemands dans les supermarchés, à l’aide du code-barre :

A en croire cette photo d’un supermarché Lidl, il semble que cet appel soit suivi d’effets, au moins en Grèce :

La Grèce est un gros importateur de produits allemands. De nombreuses chaînes de magasins allemandes y sont installées. Ce n’est pas la première fois qu’on y appelle au boycott, en réponse à la fermeté des positions de la chancelière allemande à propos de la crise greque, sans véritable impact sur la consommation. Mais cette fois-ci, le hashtag #BoycottGermany a largement franchi les frontières de la Grèce. C’est toute la gauche radicale européenne qui appelle à punir l’Allemagne.

Beuacoup font le parallèle entre la restructuration de la dette grecque et l’effacement à 60 % de la dette allemande en 1953 :

Côté allemand, les réactions à l’appel au boycott ne se sont pas faites attendre. Le journaliste de la ZDF Thomas Walde demande avec ironie si les Grecs, suivant jusqu’au bout leur logique de boycott de tout ce qui provient d’Allemagne, seraient aussi prêts à refuser l’aide financière de Berlin….