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Iran : quel impact régional ?


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Iran : quel impact régional ?

Le traité signé entre l’Iran et le Groupe 5+1 entrera en vigueur dans 90 jours, une fois adoptée une résolution du Conseil de Sécurité. Aussitôt, il a été considéré comme historique, mais peut-on s’attendre à ce qu’il donne plus de stabilité au Moyen-Orient où l’Iran joue un rôle de puissance régionale?

Jon B. Alterman, analyste :
“Il va permettre de gérer un risque posé par l’Iran, le risque de prolifération. Cela n’impactera immédiatement aucun des autres dossiers, allant du Yémen à la Syrie, au Liban et ailleurs.”

En Arabie Saoudite, le grand allié des Etats-Unis, l’accord a été officiellement reçu comme un espoir pour bâtir de meilleures relations avec son rival chiite. Mais, en coulisses, la puissance régionale sunnite ne cache pas son malaise. Ryad craint que l’accord ne renforce Téhéran, et son soutien aux ennemis des Saoudiens dans la région.

Les deux rivaux, l’un sunnite, l’autre chiite, s’affrontent ouvertement au Yémen, où l’Arabie Saoudite mène une campagne de frappes aériennes contre des rebelles chiites, les Houthis, soutenus par l’Iran.

Les deux puissances se disputent l’hégémonie au Moyen-Orient. Téhéran soutient les milices chiites au Yémen et en Irak, le Hezbollah chiite au Liban, le Hamas à Gaza et Bachar al Assad en Syrie.

Alors que les Saoudiens appuient les rebelles qui tentent de le renverser, le président syrien a salué l’accord et suggéré qu’il s’attend à plus de soutien de la République Islamique dans une lettre adressée à l’Ayatollah Ali Khamenei.

En Irak, les Iraniens soutiennent aussi les milices chiites, qui elles, s’affrontent aux djihadistes de l’Etat Islamique, un ennemi commun avec les Etats-Unis. A Bagdad, l’accord a été bien reçu par le gouvernement dominé par les chiites, mais, par contre, la minorité sunnite d’Irak peut se sentir davantage menacée.

Enfin, pour l’autre grand ennemi de l’Iran dans la région, Israel, l’accord n’augure rien de bon. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas changé d’un iota ce qu’il avait dit à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU il y a trois ans: son opposition à quelconque pacte avec l’Iran.

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