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La gêne d'Angela Merkel face aux larmes d'une jeune réfugiée palestinienne


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La gêne d'Angela Merkel face aux larmes d'une jeune réfugiée palestinienne

Il arrive parfois que nos dirigeants soient confrontés personnellement aux problèmes que leur gouvernement tente de régler.

Pour Angela Merkel, ce fut le cas le 15 juillet lors d’une émission sur la télévision publique allemande.

Alors que la chancelière répondait à des questions d’adolescents sur un plateau télévisé, l’une d’entre eux, une jeune réfugiée palestinienne prénommée Reem prend alors la parole.


Elle évoque sa situation personnelle ainsi que celle de sa famille, venus d’un camp de réfugiés au Liban et résidant depuis 4 ans à Rostock. Reem et ses proches risquent d‘être bientôt expulsés. “J’ai des buts dans la vie, comme tout le monde, je veux faire des études comme les autres” raconte l’adolescente, “C’est très désagréable de voir comme les autres peuvent profiter de la vie, et que je ne le peux pas”.

“Tu es une personne très sympathique,” répond une Angela Merkel compatissante. Elle enchaîne néanmoins en disant que tous les réfugiés et demandeurs d’asile ne peuvent pas venir en Allemagne. “Cela ne serait pas gérable”.

La chancelière ajoute qu’elle espère pouvoir accélérer le processus de décision entre les migrants qui peuvent rester et ceux qui doivent partir. Mais que “beaucoup doivent repartir chez eux”.

Mais, après quelques instants, Angela Merkel s’interrompt, interdite, et reste silencieuse quelques secondes. Puis elle s’approche, visiblement gênée, des adolescents. La caméra révèle alors que Reem est en larmes, mais silencieuse.

La chancelière tente alors de la réconforter en lui tapotant l‘épaule et lui dit “je sais que c’est difficile pour toi et tu as très bien expliqué la situation qui concerne beaucoup d’autres personnes”.

L’incident est vu par certains comme symptomatique des difficultés de l’Allemagne à gérer le flux de réfugiés et demandeurs d’asile. Katrin Goering-Eckardt, une députée écologiste cité par l’agence AP, a twitté que “les erreurs du gouvernement en matière de politique d’accueil ne peuvent pas être réglés par une caresse”.

D’autres utilisateurs de Twitter ont été prompts à récupérer l‘événement par des photo-montages qu’ils partagent avec le hashtag #merkelstreichelt; qui se traduit par” Merkel caresse”.

Ce hashtag s’est d’ailleurs rapidement retrouvé en top des tendances en Allemagne.

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