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Quand l'état iranien utilise des caricatures contre Daech

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Quand l'état iranien utilise des caricatures contre Daech

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Des dessins et des caricatures contre la violence et la terreur de Daech. C’est ce que l’Iran promeut dans le cadre d’une expo qui a fait suite à un

Des dessins et des caricatures contre la violence et la terreur de Daech. C’est ce que l’Iran promeut dans le cadre d’une expo qui a fait suite à un concours international organisé par les autorités de Téhéran. Sont ici présentés les dessins soigneusement sélectionnés.

Reza Ghobeishavi est un journaliste iranien : “Les artistes ont essayé de dévoiler les objectifs cachés et visibles de Daech auprès des gens qu’il veut toucher. Ces caricatures peuvent faire comprendre à la société la violence et les motifs de ce groupe extrémiste et réduire son impact et sa propagande.”

Une propagande contre une autre avec des oeuvres retenues par une théocratie chiite qui n’oublie pas tous ses ennemis… et notamment les pays occidentaux et Israël.

Et, selon le directeur de la maison iranienne de la bande dessinée, défenseur de la liberté d’expression… certains dessinateurs ont pris là des risques : “Un ou deux dessinateurs iraniens ont été menacés. Ce sont des artistes qui venaient de pays arabes ou occidentaux et qui ont dû participer sous des noms d’emprunt pour des questions de sécurités.”

Amir Dehghan a remporté le deuxième prix de la compétition : “Ce sur quoi nous avons travaillé ici c’est quelque chose qui bouleverse le monde entier. Tout le monde, quelle que soit sa croyance, son idéologie est attristé par ces brutalités. Nous avons fait de notre mieux pour témoigner des absurdités de Daech et de ceux qui le soutiennent. Pour moi Daech lui même est une caricature.”

Commentaires par un visiteur de l’expo : “Un dessin, permet de décrire sans paroles. Il serait impossible de décrire les crimes de Daech même avec des milliers de mots. Cependant on peut facilement les montrer en une image que tout le monde peut comprendre, les analphabètes comme les intellectuels.”

C’est surtout une arme politique, bien comprise, et contrôlée, par les autorités de Téhéran.