DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Inquiétudes sur l'indépendance du Financial Times après son rachat

Vous lisez:

Inquiétudes sur l'indépendance du Financial Times après son rachat

Taille du texte Aa Aa

En mettant plus d’un milliard d’euros sur la table pour acheter le quotidien britannique FT, Financial Times, le groupe d’information financière japonais Nikkei prouve ses ambitions planétaires, ce qui n’avait pas semblé évident jusqu‘à maintenant aux analystes du secteur. Mais après la surprise, les interrogations sur l’indépendance éditoriale du Financial Times, n’ont pas tardé et les dirigeants du groupe Nikkei ont voulu y répondre sans perte de temps.

“Je ne vais pas chercher à changer la direction ou bien la ligne éditoriale, a expliqué le Pdg du groupe Nikkei. Le Financial Times ne changera pas en tant que Financial Times. Je l’ai déjà dit à M. Ridding : un Financial Times devenant plus fort va bénéficier au Nikkei”.

Le groupe japonais dont le quotidien tire à 2,7 millions d’exemplaires va les cumuler avec les 225.000 du Financial Times et ses 430.000 abonnés en ligne avec les 500.000 de sa nouvelle acquisition.

“Je pense qu’on pourrait voir un changement dans sa façon de traiter l‘évènement, affirme Chris Beauchamp, analyste de marché chez IG. Peut-être aussi dans le ton employé. Le FT est certainement une sorte d‘élément pro-européen dans la politique britannique et ça pourrait commencer à évoluer légèrement avec un nouveau propriétaire”.

Quand aux salariés du Financial Times, les avis sont partagés.
“Je suis assez content, quelque chose va changer, c’est intéressant”.
“C’est vraiment tôt pour parler et je ne peux pas dire grand chose car je n’ai pas assez d’informations sur le nouveau propriétaire”.

“Le Nikkei, en rachetant le Financial Times, explique le rédacteur en chef adjoint d’un journal concurrent du Nikkei, s’offre un savoir-faire en ligne et un parc d’abonnés à l‘étranger dans la langue dominante de la planète, l’anglais”.