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Les tendances des marchés des devises

Au programme de Business Middle East cette semaine, les tendances des marchés des devises de la planète et un aperçu de l‘économie. Quelles ont été

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Les tendances des marchés des devises

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Au programme de Business Middle East cette semaine, les tendances des marchés des devises de la planète et un aperçu de l‘économie. Quelles ont été les réactions face aux nouveaux cours du pétrole aux Emirats Arabes Unis? Les devises mondiales sont soumises à de nombreuses fluctuations, en particulier quand les banques centrales prennent des décisions majeures qui ont pesé sur les échanges de devise. Si dans un même temps, le dollar rebondit, l’euro fléchit pour atteindre un niveau proche de la parité. Le yuan se maintient, malgré tous les événements qui se sont produits sur le marché chinois, et garde pour objectif de rejoindre le panier des devises internationales. Business Middle East fait le point, dans le détail, sur les performances des devises depuis le début de l’année.

Les décisions des banques centrales
Depuis le début de l’année, les banques centrales ont dû prendre de nombreuses décisions qui ont largement pesé sur les devises. L’indice du dollar américain a bondi, quand la Fed a donné des signaux laissant entendre une hausse des taux d’intérêt. Depuis le début de l’année, il a grimpé de plus de 11,7 %, pour atteindre son plus haut niveau depuis 2003. Le dollar a enregistré une hausse très nette face aux autres principales devises, à l’exception du franc suisse, en raison de l’“intervention de la banque centrale suisse”:http://www.telegraph.co.uk/finance/currency/11347885/QandA-Why-has-Switzerland-abandoned-its-currency-peg.html au début de l’année. L’affaiblissement de l’euro le rapproche de la parité avec le dollar américain, à la suite du programme d’assouplissement quantitatif de la Banque Centrale Européenne, et l‘émission de davantage de monnaie. La livre sterling s’est retrouvée sous pression, et a renoué avec les indices allant dans le sens d’une hausse des taux d’intérêt par la banque d’Angleterre. Le yuan, en Chine, se maintient à un niveau stable et enregistre une hausse convenable face aux devises mondiales.

Le yen, au Japon, le dollar australien et la devise de Nouvelle-Zélande restent sous pression, en raison de la contraction des matières premières, comme l’or, l’argent et le pétrole.

Les prévisions d’ici la fin de l’année
Pour en savoir plus sur les tendances des devises internationales, Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable des stratégies Marchés chez ADS securities, répond aux questions d’Euronews.

Daleen Hassan, Euronews – Les devises internationales ont connu une année hors normes, particulière. Si on analyse les tendances du marché, quelle devise va tirer son épingle du jeu d’ici la fin de l’année?

Nour Eldeen Al-Hammoury – L’année en train de s‘écouler va rester dans les annales, c’est déjà une année qui restera dans l’Histoire, après des interventions décisives des banques centrales, la plus notoire étant celle de la Banque Nationale Suisse plus tôt cette année, quand elle a abandonné le plafond du taux de change face à l’euro, ce qui a conduit les principales banques centrales à intervenir les unes après les autres. Dans le même temps, le dollar américain reste la devise reine, malgré son léger fléchissement ces derniers temps, puisque les espoirs d’une hausse des taux s‘éloignent, et que la Fed a repoussé sa décision à de nombreuses reprises. La devise la plus forte, qui va rester sur sa lancée d’ici la fin de l’année, ce sera la livre sterling, car les indices d’une hausse des taux directeurs pour l’année prochaine, par la banque d’Angleterre, se multiplient. Ce qui conduirait les investisseurs à tenir compte de la hausse des taux de manière anticipée, comme ce qui s’est produit cette année pour le dollar américain, quand tous les traders ont commencé à acheter des dollars en se basant sur la hausse des taux à venir cette année.

Euronews – Comment le yuan chinois arrive-t-il à garder sa stabilité, et une certaine sécurité, malgré les événements qui se sont produits récemment sur le marché chinois?

Nour Eldeen Al-Hammoury – Le yuan chinois n’est pas une devise libéralisée, ouverte, qui peut se négocier sur une base quotidienne. La banque centrale exerce un contrôle notoire sur cette monnaie. De plus, il y a une marge de fluctuation limitée, à des niveaux compris entre un et un et demi pourcent chaque jour. La devise ne peut pas aller au-delà, quoi qu’il arrive. Par ailleurs, la Chine a commencé à faire des échanges de titres avec de nombreux pays du monde entier, négociant des transactions avec d’autres pays, notamment avec l’Union européenne, ce qui veut dire que les produits chinois se négocient en yuans et non en dollars. Cela a fait grimper le cours de la monnaie au fil des ans. Maintenant, tout le monde attend les réunions du FMI en septembre et octobre, et cela pourrait s’accompagner d’une annonce : que le yuan rejoigne le panier de monnaies internationales du FMI. Dans les années à venir, le yuan pourrait atteindre le même taux de change que le dollar en tant que devise de réserve

Business Snapshot, la hausse du prix du pétrole à Dubaï
Dans une démarche active pour économiser des milliards sur le budget global des Emirats Arabes Unis, le gouvernement a “supprimé les aides”:
http://finance.yahoo.com/news/uae-slashes-fuel-subsidies-announces-113634993.html au secteur pétrolier, ce qui a valu une hausse de 24 % du cours du pétrole. Le ministre des énergies des Emirats Arabes Unis pense que cette décision va soutenir l‘économie du pays. Quelles ont été les réactions, au premier jour de ces nouveaux prix? La correspondante d’ Euronews Rita Del Prete, a recueilli des réactions à Dubaï

Les habitants des Emirats Arabes Unis ont commencé à acheter des produits pétroliers sous le coup du nouveau prix instauré le 1er août. Au total, le prix du litre de pétrole a augmenté de 24 %, passant d’1,72 à 2,14 dirhams par litre. Cependant, le prix du gazole a chuté de 29 %, passant de 2.9 à 2.05 dirhams.

Euronews a rencontré les résidents de Dubaï, au premier jour de ces nouveaux prix. “Pour les expatriés, en tout cas, ça reste abordable”, note l’un d’entre eux, “mais pour les Pakistanais et les Indiens, je ne sais pas”. “On ne paie pas de taxes à Dubaï, on ne paie pas de TVA, ou quoi que ce soit de ce genre. Donc ce prix est en fait plutôt raisonnable”, relève un autre habitant. “En Arabie Saoudite, l’eau coûte cher, mais le pétrole est très bon marché, alors qu’ici, à Dubaï, c’est l’eau qui est bon marché et le pétrole qui coûte cher”, indique un automobiliste.
De nombreux rapports indiquent que le Koweït et l’Arabie Saoudite pourraient prendre bientôt des décisions similaires à celle des Emirats Arabes Unis. “La décision du gouvernement a vocation à soutenir l‘économie des Emirats Arabes Unis”, explique Rita Del Prete, correspondante d’Euronews à Dubaï. “La baisse du cours du pétrole a fait chuter les recettes de l’Etat de tous les pays de la région du Golfe. Le FMI prévoit un budget en déficit pour 2015”.

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