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USA : bataille autour de l'accord sur le nucléaire iranien


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USA : bataille autour de l'accord sur le nucléaire iranien

Le Congrès américain peut-il saboter l’accord conclu le 14 juillet dernier à Vienne entre les grandes puissances et l’Iran ? Sans doute pas. Reste que la bataille s’annonce féroce. Partisans et opposants à l’accord mènent une intense campagne de lobbying auprès des élus américains ces dernières semaines.

Majoritaires dans les deux chambres du Congrès, les Républicains vont sans doute voter le texte désapprouvant la levée des sanctions américaines sur l’Iran. Barack Obama devrait alors opposer son veto.

Pour le surmonter, les élus devront alors revoter à la majorité qualifiée des deux tiers. Pour atteindre ce seuil, au moins 44 Démocrates à la Chambre et 13 au Sénat devraient faire défection.

En première ligne pour défendre l’accord, le secrétaire d‘État américain.

“Si nous nous éloignons, nous partons seuls. Nos partenaires ne nous suivront pas. Au contraire, ils se détourneront des sanctions multilatérales difficiles qui ont, à la base, amené l’Iran à la table de négociations. Nous aurons alors gaspillé la meilleure chance que nous avions pour résoudre ce problème de manière pacifique”, a dit John Kerry.

Côté républicain, on affiche sa détermination. Ed Royce est l‘élu qui a déposé ce mardi 4 août sur le bureau de la Chambre des Représentants la résolution de désapprobation de l’accord.

“Si cet accord se concrétise, l’Iran décrochera une aubaine financière. Ce sera un coup de pouce à sa réputation internationale et un chemin éclairé vers l’arme nucléaire”, a-t-il dit.

L’enjeu est aussi de convaincre l’opinion publique. Là encore, chaque camp s’organise. Fin juillet, ils étaient 10 000 réunis à Time Square à l’appel notamment de diverses organisations pro-israéliennes. À la tribune, des personnalités médiatiques, dont l’ancien gouverneur de l‘État de New-York.

Ce n’est pas un mauvais accord, c’est un accord horrible. Il doit être rejeté. Le Congrès doit faire son travail et se lever pour le peuple américain”, a scandé George Pataki.

Barack Obama peut en revanche compter sur le soutien de stars d’Hollywood comme Jack Black ou Morgan Freeman, qui ont pris part à une vidéo mise en ligne la semaine dernière par un groupe anti-nucléaire appelé “Global Zero”.

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