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Embargo russe : l'Europe reste privée d'un débouché important


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Embargo russe : l'Europe reste privée d'un débouché important

Entre la dévaluation du rouble, une inflation estimée à 15.6% en juillet et la chute des importations, le bilan d’un an de sanctions économiques est morose en Russie.

En Europe, il est difficile d‘évaluer précisément les effets des mesures de rétorsions prises par Moscou, qui avait décrété il y a un an un embargo sur les produits laitiers, les viandes, les fruits et légumes. Le manque à gagner est certain. Rien qu’en France, le marché russe représentait pour les produits agricoles et agro-alimentaires, toutes filières confondues, un gain de 750 millions d’euros en 2013.

Comprendre l'embargo russe un an après

Cela fait déjà un an que la Russie a instauré un embargo contre des produits venant de pays qui ont mis en place des sanctions contre le Kremlin en raison de la situation en Ukraine et en Crimée. Euronews vous explique pourquoi cet embargo n'est pas près de s'arrêter.

Posted by euronews on Friday, August 7, 2015

La Russie était jusqu‘à l‘été dernier le deuxième marché pour les exportations de produits alimentaires européens.
Pour la filière laitière européenne, qui exportait 300 000 tonnes de fromage par an an Russie, soit une valorisation d’un milliard d’euros, c’est un coup dur. “Subitement, les exportations vers la Russie se sont arrêtées, ce qui a créé quelques problèmes sur le marché européen, et qui impacte aujourd’hui directement la France, même si ce n‘était pas notre débouché prioritaire, mais par effet domino”, explique
Jean-Michel Javelle, président de la région sud-est de Sodiaal, la première coopérative française.

Les gros producteurs laitiers que sont l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande sont en grande partie responsables d’un recul des cours du beurre de l’ordre de 30%. Pour le porc par exemple, le débouché que constituait la Russie s’est tari, faisant perdre 20 centimes d’euro au kg à l‘éleveur.

En France, le porc, le lait, le fromage les fruits et légumes sont les productions les plus touchées. Mais la France ne compte pas parmi les fournisseurs importants de la Russie.
En Allemagne, le manque à gagner annuel pour les agriculteurs allemands est estimé à un milliard d’euros par an.

Avec AFP

A voir et écouter, la réaction de Jean-Michel Javelle, président de la région sud-est de Sodiaal, la première coopérative française

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