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Les nouvelles violences à Ferguson remettent la police américaine sur la sellette

Un homme a été grièvement blessé dans la nuit de dimanche à lundi lors d’une fusillade avec les forces de police de Ferguson, près de Saint-Louis aux

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Les nouvelles violences à Ferguson remettent la police américaine sur la sellette

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Un homme a été grièvement blessé dans la nuit de dimanche à lundi lors d’une fusillade avec les forces de police de Ferguson, près de Saint-Louis aux Etats-Unis. Il a été hospitalisé dans un état critique.
Au terme d’un week-end d’hommages à Michael Brown, ce jeune Noir américain non armé tué par un policier blanc il y a tout juste un an, une manifestation a mal tourné.
Selon les forces de l’ordre, les échanges de coup de feu ont d’abord opposé deux groupes rivaux avant que la police ne tire elle-même.

Un policier du comté de Saint Louis regarde un homme noir qui est installé dans une ambulance après la fusillade de Ferguson dans la nuit de dimanche à lundi. Reuters/ Rick Wilking Les manifestants hurlent contre un cordon de police juste avant la fusillade. Reuters/Rick Wilking Amarion Allen, agée de 11 ans et sa mère Amima devant un cordon de police peu avant que les coups de feu n‘éclatent à Ferguson. Reuter/Rick Wilking Des manifestants courent se réfugier après que les premiers ont éclaté dans la fusillade impliquant la police à Ferguson. Reuters/Rick Wilking

“Ce soir, nous avons eu des informations selon lesquelles il y a eu des pillages sur l’avenue West Florissant, a déclaré Jon Belmar, le chef de la police du comté de Saint Louis. Quelques commerces ont été pris pour cible. Plusieurs coups de feu ont été échangés pendant 40, 50, probablement plus de 45 secondes. Ca a même peut-être été plus long que cela. Donc il y a eu un échange de coups de feu entre deux groupes.”

La police a aussi précisé que les coups de feu ont retenti lorsqu’elle essayait de disperser les manifestants qui bloquaient la circulation et avaient brisé des vitrines dans une rue de la ville.

Une vidéo amateur a saisi l’instant précis des coups de feu.

Des bombes à gaz lacrymogènes ont été utilisées.

Sur Twitter, beaucoup d’Internautes estiment que rien n’a changé depuis la mort de Michael Brown le 9 août 2014.

Cette impression d’injustices vécues quotidiennement selon la couleur de la peau n’a effectivement pas changé Notre correspondant à Washington Stefan Grobe le confirmait déjà en novembre dernier, après le non-lieu du policier.

Depuis le drame de Ferguson il y a un an, d’autres bavures policières, dans des villes comme New York et Baltimore, ont produit les mêmes scènes de colère et de protestation et ont conduit des organisations à dénoncer un “racisme institutionnalisé”, différent des actes racistes isolés comme l’assassinat de neuf paroissiens dans une église afro-américaine de Charleston, en juin dernier en Caroline du Nord.

Dans un rapport sur la mort de Michael Brown rendu public en mars dernier, le département de la Justice réclamait de profondes réformes au sein de la police et du système judiciaire local.

Au-delà des violences policières, le débat a aussi porté sur les discriminations. A plusieurs reprises dans l’année écoulée, Barack Obama, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis, est intervenu dans le débat.

Samedi, dans son allocution hebdomadaire, le président a de nouveau pris la défense du Voting Rights Act. Promulguée quelques mois après la marche violemment réprimée de Selma, cette loi tirait un trait sur les atteintes au droit de vote de la population noire.