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Cuba : regard neuf sur l'avenir

Avec le récent rapprochement entre Washington et La Havane, les Cubains regardent l’avenir avec un oeil neuf. La plupart sont confiants, et attendent

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Cuba : regard neuf sur l'avenir

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Avec le récent rapprochement entre Washington et La Havane, les Cubains regardent l’avenir avec un oeil neuf. La plupart sont confiants, et attendent des changements. La réouverture des ambassades, le mois dernier à Washington et maintenant à La Havane, est naturellement un pas important.

Idalia Cuellar:
“Que Cuba et les Etats-Unis aient rétabli leur relations après tant d’années, ce sera un grand avantage pour les familles: à la fois les familles là-bas, aux Etats-Unis, et celles qui sont ici.”

Bien des points restent en suspens, en particulier concernant les réformes démocratiques. Les groupes d’opposition disent que la répression des dissidents continuent, malgré la pression des États-Unis pour améliorer les droits de l’homme.

Elizardo Sanchez, National Human Rights and Reconciliation Commission:
“Nous n’espèrons rien de spectaculaire du fait de la rétablissement des liens, parce que le gouvernement cubain refuse de promulguer les réformes urgentes dont Cuba a besoin que ce soit sur les droits civils, les questions politiques,économiques, sociales et même culturelles.”

A 78 ans, Eladio Aguilar appartient à cette génération qui a contré l’invasion américaine sur la baie des Cochons. Pour lui, la normalisation avec le puissant voisin ne signifie pas la fin des idéaux révolutionnaires.

“Peut-être que des doux rêveurs pensent que ça sera la fin du socialisme, mais non. Ils croient qu’avec la disparition de la génération historique, le socialisme à Cuba sera mort. Mais ça ne passe pas comme ça.”

Pour autant, beaucoup espèrent que les sanctions américaines seront bientôt levées. Selon un rapport du gouvernement cubain publié l’an dernier, l’embargo américain imposé en 1962 a coûté plus d’1,2 milliards de dollars de pertes directes à l‘économie.

Manuel Yepe:
“Aux États-Unis, les gens voient le blocus comme un “embargo”. Mais, les sanctions américaines, c‘était beaucoup plus qu’un embargo. Elles étaient bien plus compliquées, et impitoyables. A cause d’elles, nous n’avons pas réussi à mener nos projets dans le développement de l‘éducation, de la culture, des sports et de nombreux autres domaines”.

Si beaucoup se préparent à tourner la page sur un passé difficile, d’autres viennent de célébrer le 89e anniversaire de Fidel Castro, ponctué de concerts et d‘événements culturels. A la tête du pays pendant 48 ans, l’ancien dirigeant incarne pour le pire et le meilleur l’histoire de Cuba, depuis la révolution.