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Nouvelles manifestations anti-Rousseff dans tout le Brésil

Le mécontentement populaire est lié aux difficultés économiques et au vaste scandale de corruption Petrobras.

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Nouvelles manifestations anti-Rousseff dans tout le Brésil

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Des dizaines de milliers de Brésiliens sont descendus dans les rues des grandes villes ce dimanche pour réclamer le départ de la présidente Dilma Rousseff.

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Ce n'est pas une mobilisation partisane. Il y a des gens de droite et de gauche, des gens en colère qui veulent en finir avec ce gouvernement corrompu et menteur.

La dirigeante de gauche est critiquée pour sa gestion économique du pays. Elle fait aussi les frais du scandale de corruption qui touche la compagnie pétrolière Petrobras (voir ici). Cela alimente le ras-le-bol d’une partie de la population.

“Cette manifestation n’est pas pilotée par le PSDB (Parti social démocrate brésilien, principal parti d’opposition, NDLR), assure Luiz Paulo Loureiro, étudiant. Ce n’est pas une mobilisation partisane. Il y a des gens de droite et de gauche, des gens en colère qui réclament un vrai changement, qui veulent en finir avec ce gouvernement corrompu et menteur”.

“Moi, ce que je veux, c’est un meilleur Brésil, ajoute Suely Alencar, une habitante de Rio. Je veux dire aux gens de mieux voter la prochaine fois, parce qu’on en assez du Parti des Travailleurs (formation de Dilma Rousseff, NDLR). Cela ne peut plus continuer avec ce gouvernement !”

Une impopularité record

Cette journée d’action a, semble-t-il, rassemblé moins de monde que lors des 2 manifestations en mars et en avril. N’empêche, cela fragilise un peu plus Dilma Rousseff.
Sa côte de popularité est au plus bas. Un sondage réalisé par Datafolha paru il y a quelques jours indique que Dilma Rousseff est la présidente la plus impopulaire depuis 30 ans.
Deux tiers des Brésiliens disent vouloir qu’elle quitte le pouvoir.

Anti-Rousseff demonstration in Sao Paulo, 16/08/2015

Pour aller plus loin

> Dilma Rousseff boit le bouillon, au son des casseroles

> Un plan d’investissements de 50 milliards au Brésil