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Le long voyage des migrants sur "la route des Balkans"

Reportage à la frontière entre la Serbie et la Hongrie, limite extérieure de l'espace Schengen.

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Le long voyage des migrants sur "la route des Balkans"

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Ce mur de barbelés est censé, à terme, s‘étendre sur 175 km le long de la frontière serbo-hongroise.

Nous sommes à Horgos un petit village serbe, sur “la route des Balkans”, le nouvel axe emprunté par des milliers de migrants pour tenter de rejoindre l’Union européenne.

3000 à 5000 personnes longent chaque jour cette voie de chemin de fer pour essayer d’atteindre Röszke en Hongrie.

Notre envoyé spécial, James Franey, explique que “de nombreux réfugiés vont passer la nuit ici dans ce campement de fortune. Ils vont attendre le bon moment pour passer en Hongrie et rejoindre l’Union européenne”.

Derrière cette barrière, pas d’eldorado, mais l’espace Schengen.

Pour eux, c’est peut-être le début de la fin d’un très long périple entrepris depuis l’Irak ou la Syrie.

Mahdi a 20 ans, il est syrien.

“Quand j’ai quitté la Syrie”, dit-il, “j’ai pleuré et pleuré, tout le long du voyage. Puis je suis arrivé au Liban et pendant six mois, chaque jour je rêvais de la Syrie. Chaque jour.
Mais on doit réussir sa vie et suivre ses rêves”.

Nasir a, lui, 24 ans et vient d’Irak.

“La Grèce, la Macédoine nous ont aidés à rentrer ici. L’UNICEF et la presse nous ont protégés. Mais ce qui m‘étonne c’est le comportement des pays arabes comme les Emirats, l’Arabie Saoudite et le Qatar qui ont causé ce désastre en Irak et en Syrie”, s’insurge-t-il.

La Hongrie a enregistré plus de 80 000 demandes d’asile depuis le début de l’année, deux fois plus qu’en 2014.

D’après l’agence Frontex, le nombre de migrants aux portes de l’espace Schengen a triplé en un mois entre juin et juillet pour atteindre 107500.