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Crise migratoire : "l'Europe doit cesser de s'émouvoir, et commencer à se mouvoir"


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Crise migratoire : "l'Europe doit cesser de s'émouvoir, et commencer à se mouvoir"

Face à la crise migratoire, des dirigeants et responsables européens affichaient une volonté d’agir ce dimanche. Les migrants qui “fuient la guerre, les persécutions, (…) les oppressions, doivent être accueillis” a souligné en France le Premier ministre Manuel Valls tandis que le chef de la diplomatie s’offusquait notamment que certains pays refusent la répartition de demandeurs d’asile. “Quand je vois un certain nombre de pays d’Europe qui n’acceptent pas les contingents, je trouve ça scandaleux”, a déclaré Laurent Fabius aux médias Europe 1, i-Télé, et Le Monde, en précisant que ces pays se trouvent “dans l’est de l’Europe”. Il s’est également dit très “sévère” envers la Hongrie qui, selon lui, ne “respecte pas les valeurs communes de l’Europe” en posant des grillages à sa frontière.

Paris, Berlin et Londres ont rappelé aussi l’urgence de mettre en place en Grèce et en Italie des centres de tri destinés à faire la distinction entre personnes pouvant relever du statut de réfugié et migrants économiques clandestins.

L’Italie fera de l’obtention d’un droit d’asile européen “la bataille des prochains mois”, a indiqué de son côté le chef du gouvernement italien. Il a appelé l’Europe à “cesser de s‘émouvoir et à commencer à se mouvoir”.

Avec AFP

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