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Hongrie

La propagande des passeurs de migrants ne semble avoir aucune limite

Nous sommes à Budapest en Hongrie. A la gare Keleti. Elle s’est transformée en vaste camp pour migrants. 3 000 à 4 000 personnes se trouvent ici selon nos correspondants. Certains attendent un train pour aller dans un autre pays, d’autres attendent des proches, et même leurs passeurs pour poursuivre ce voyage infernal.

Parmi ces personnes. Cet homme qui se fait appeler Ahmed. Il est syrien. Il a 27 ans, c’est un enseignant. Il a fui le nord de la Syrie avec sa femme pour échapper à la guerre. Depuis 10 jours, ils ont marché, pris un bateau puis un train malgré tous les risques : “c’est un voyage de la mort vers la mort. On a traversé des forêts, des mers, il y avait la mafia, des contrebandiers. Des passeurs. Pour aller en Allemagne, je dois payer 500 euros par personne”.

Les passeurs vivent avec leurs temps. Si les méthodes traditionnelles perdurent, il y a aussi les réseaux sociaux. Sur Facebook par exemple, plusieurs profils expliquent comment organiser un voyage. Des indications pour prendre l’avion, le train, contourner certains contrôles. Des contacts laissent des numéros de téléphone et leurs tarifs, d’autres utilisent les applications Whatsapp ou Viber. Les passeurs jouent à fond la propagande à coup de selfies volontiers souriants, de vidéos pour montrer à d’autres candidats potentiels comment faire. Un moyen aussi de communiquer avec les familles.

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