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Réfugiés : la frontière russo-norvégienne, point de passage vers l'Europe

La majorité des réfugiés qui tentent de rallier l’Europe passent par la Méditerranée. Et puis ils sont une poignée à passer par l’extrême nord, le

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Réfugiés : la frontière russo-norvégienne, point de passage vers l'Europe

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La majorité des réfugiés qui tentent de rallier l’Europe passent par la Méditerranée. Et puis ils sont une poignée à passer par l’extrême nord, le cercle arctique.

Nikel est une ville russe située à la frontière avec la Norvège. La Norvège n’est certes pas membre de l’UE mais elle appartient à l’espace Schengen.

Les candidats à l’immigration vers l’Europe viennent pour la plupart de Syrie. Ils arrivent en avion en Russie – l’obtention d’un visa russe étant manifestement plus facile. De Moscou, ils rallient le nord du pays, la région frontalière avec la Norvège.

“On en a qui sont passés à vélo en plein hiver”, le passage étant interdit aux piétons, a confié à l’AFP le numéro deux du poste-frontière de Storskog, côté norvégien, l’inspecteur Gøran Stenseth. “Le froid, la neige, l’obscurité… Tout cela constitue un vrai défi pour ces personnes”.

Sergei Muzychenko est chauffeur de taxi dans la ville de Nikel. Il explique que les réfugiés lui ont demandé de les conduire de l’autre côté de la frontière, moyennant l‘équivalent de 500 euros. Et il assure avoir refusé car il “ne (veut) pas prendre le risque d’avoir des problèmes avec la justice”.

Les autorités locales indiquent qu’en 2014, seuls une douzaine de demandeurs d’asile avaient franchi ce passage.
Depuis le début de l’année, ils sont déjà plus de 150.
Le phénomène est encore marginal, comparé aux milliers de réfugiés accostant en Grèce ou en Italie.

- avec AFP