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Tout le cinéma américain à Deauville

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Le 41ème Festival du film américain de Deauville s’est ouvert par un hommage à Keanu Reeves, 51 ans, dont la carrière n’a cessé d’osciller entre les blockbusters planétaires comme ‘‘Matrix’‘, ‘‘Speed’‘ ou ‘‘Point Break’‘ et des films d’auteurs ou de genre, de Gus van Sant à Bernardo Bertolucci en passant par Francis Ford Coppola dans ‘‘Dracula’‘.

“J’ai eu beaucoup de chances de jouer dans des films de studios ou dans des films indépendants et heureusement, ça continue, explique Keanu Reeves. Le Festival est fantastique. Cette variété de films qui est proposée au public est fantastique.’‘

Une rétrospective de ses films a lieu pendant tout le festival, et Keanu Reeves a semblé apprécier la foule venue en nombre pour saluer l’acteur protéiforme. “C’est ça le cinéma américain, souligne Bruno Barde, le directeur du Festival. Celui qui a fait ‘‘Néo’‘, a fait ‘‘My Own Private Idaho’‘ de Gus Van Sant, il était le chevalier des ‘‘Liaisons dangereuses’‘ de Stephen Frears ; il joue aussi dans ‘‘Knock Knock’‘ qui est un film, une sorte de Funny Games (Michael Haneke) à l’envers. Le cinéma américain est finalement un cinéma qui n’a pas de limite…”

‘‘Knock Knock’‘ est en effet une sorte de ‘‘Funny Games’‘ à l’envers. Là où Michael Haneke faisait de jeunes gens des victimes séquestrées, c’est ici un honnête père de famille qui va se retrouver kidnappé, chez lui, par deux jeunes femmes… en furie ! Un film de genre qui tient toutes ses promesses. La Première mondiale a eu lieu à Deauville.

Un autre hommage était rendu par le festival à Robert Pattinson, l’acteur de ‘‘Twilight’‘ mais aussi de ‘‘Cosmopolis’‘ et ‘‘Maps to the Stars’‘ de David Cronenberg. Retenu sur le tournage, il n’a pas pu être présent en direct, mais à envoyé un message… de ses toilettes ! “Bonjour, c’est Rob Pattinson. Désolé de ne pas pouvoir être là ce soir, je suis à Belfast en train de filmer ‘‘The Lost City of Z’‘ avec James Gray. C’est pourquoi je dois faire cette horrible vidéo dans les toilettes de ma caravane.’‘

Dans le New York des années 1950, un jeune photographe qui cherche à se faire un nom croise un acteur débutant et décide de lui consacrer un reportage. Cette série de photos iconiques rendit célèbre le photographe Dennis Stock et immortalisa celui qui allait devenir une star : James Dean.

“Ce n’est pas un biopic, souligne le réalisateur Anton Corbijn. Je ne veux pas que les gens pensent que c’est un film biographique. ‘‘Control’‘ était un biopic sur Ian Curtis. La raison pour laquelle j’ai fait ce film est très différente. J’ai fait ce film parce que j‘étais intéressé par la relation entre le photographe et son sujet, cette espèce d‘équilibre… Et le sujet se trouvait être James Dean, en plus.

“Le film est vraiment centré sur ces deux artistes, qui sont très différents, explique l’acteur Dane DeHaan. Mais ils se rencontrent et apprennent l’un de l’autre. Robert et moi voyons les choses de manière différente. Mais, en fin de compte, je pense que nous avons appris de cette expérience.’‘

Le film est présenté hors-compétition et sort sur tous les écrans européens et aux Etats-Unis à l’automne, après avoir été présenté notamment à la Berlinale.
Voir les dates de sortie pour chaque pays
http://www.imdb.com/title/tt2948840/releaseinfo?ref_=tt_ov_inf

De notre correspondant à Deauville, Frédéric Ponsard : “Hommage, avant-premières, rétrospectives mais aussi bien sûr une compétition particulièrement relevée cette année, c’est tout le cinéma américain dans sa richesse, sa diversité et sa créativité qui est montré ici à Deauville.”

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