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Espace Schengen : de son origine à nos jours

L'Accord de Schengen est signé par cinq États européens le 14 juin 1985 au Luxembourg, mais il faut attendre 11 ans avant qu'il n'entre en vigueur, implémenté par 7 pays. Aujourd'hui, l'Accord de

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Espace Schengen : de son origine à nos jours

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La libre circulation entre les Etats… Cette idée a fait son chemin dès la création de la Communauté économique européenne (CEE). Mais il a fallu trente ans pour la voir se concrétiser.
En 1984, des routiers en grève paralysent la frontière entre la France et l’Italie. Ce mouvement va précipiter les choses.
Le 14 juin 1985, à Schengen au Luxembourg, 5 pays, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique signent l’accord du même nom.

Il n’entre en vigueur que 11 ans plus tard, le 26 mars 1995. L’Espagne et le Portugal ont également signé l’Accord et ce sont donc 7 membres de l’Union européenne (UE) qui délimitent la zone où sont supprimés les contrôles aux frontières.

L’Espace Schengen s‘élargit rapidement. De cinq à la signature initiale de l’Accord en 1985, ils sont désormais 26, pour un territoire de 4 millions de kilomètres carrés. 417 millions de citoyens européens sont concernés.
Des 28 membres actuels de l’Union européenne, 22 en font partie. Les quatre autres États sont membres de l’association de libre-échange. Quatre pays attendent d’entrer dans l’espace. Quant à la Grande-Bretagne et à l’Irlande, liées avec l’UE par le Traité d’Amsterdam, elles ont négocié des options pour ne pas appliquer certaines dispositions de Schengen.

Si la mise en oeuvre prévoit pour chaque pays une préparation dans plusieurs domaines, dont les frontières, les visas, la police, etc., le fait est que, concrètement, les postes de douanes et de contrôles ont disparu en Europe dans cet espace. Les citoyens sont libres d’aller d’un pays à l’autre.
L’une des dispositions du texte prévoit la possibilité de sa suspension, une mesure donc totalement légale même si elle doit être limitée dans le temps et décidée dans des conditions exceptionnelles.
Ainsi, en 2011, la France avait momentanément rétabli ses contrôles aux frontières lorsque le printemps arabe avait provoqué d’importants flux migratoires, et notamment des arrivées massives sur l‘île italienne de Lampedusa, Rome délivrant alors des titres de séjours temporaires.

Depuis, même si plusieurs dirigeants européens ont appelé à une refondation de l’Accord de Schengen, celui-ci a été maintenu en vigueur.
Les contrôles, toutefois, se durcissent aux frontières extérieures de l’Union. Certains États sont allés jusqu‘à dresser des barrières ou des murs, comme il en existe déjà sur l‘île de Ceuta par exemple. Plus récemment, c’est Budapest qui a décidé de bétonner sa frontière avec la Serbie.