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Le Turkménistan se rêve en géant du sport

Rien de mieux qu’une manifestation sportive pour rendre votre pays visible sur la carte du monde. Suivant l’exemple du Qatar, le Turkménistan

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Le Turkménistan se rêve en géant du sport

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Rien de mieux qu’une manifestation sportive pour rendre votre pays visible sur la carte du monde. Suivant l’exemple du Qatar, le Turkménistan, république pétro-gazière d’Asie Centrale va accueillir l’année prochaine les Jeux Asiatiques des arts martiaux en salle.

Sa capitale Achgabat vient d’organiser l’assemblée nationale des comités olympiques asiatiques qui a reconduit l’ancien ministre du pétrole koweïtien dans ses fonctions de président.

“Quand on regarde de près la liste des médaillés olympiques, on trouve de nombreux Asiatiques”, se félicite Ahmad Al-Fahad Al-Saba. “Plus de la moitié des comités olympiques asiatiques ont ramené une médaille de Londres en 2012 et on espère faire encore mieux à Rio en 2016.”

Et en Asie, le numéro un du sport c’est bien évidemment la Chine. C’est la ville de Hangzhou qui a été désignée pour accueillir les Jeux Asiatiques en 2022. C‘était la seule candidate.

“Nous avons atteint notre objectif en obtenant l’organisation des Jeux asiatiques, je suis très enthousiaste”, sourit Zhang Hongming, le maire de Hangzhou. “Cela récompense les efforts des habitants de notre ville et c’est un bel encouragement. Accueillir les Jeux sera très bénéfique pour notre économie et notre culture.”

L’Asie sera au premier plan dès l’année prochaine puisque c’est la ville sud-coréenne de Pyeongchang qui organisera les JO d’hiver. En 2020, ce sera au tour de Tokyo d’organiser la plus grande compétition sportive au monde : les Jeux Olympiques d‘été.

Les JO, le Turkménistan en rêve. Mais en attendant, il faut commencer petit.
Ashgabat va ainsi accueillir en 2017 les Jeux Asiatiques des arts martiaux en salle.

“Pour la première fois dans l’histoire de cette compétition, 17 pays d’Océanie vont également participer”, se félicite Dayanch Gulgeldiyev du comité d’organisation. “Cela nous donne une grande responsabilité pour réussir une événement de grande qualité. Nous espérons que nous serons à la hauteur.”

Après avoir érigé le palais du Bonheur et autres bâtiments imposants dans la capitale Achgabat, le Turkménistan s’est lancé dans la construction d’un immense complexe olympique.

“Nous espérons accueillir un jour les Jeux Asiatiques et d’autres compétitions internationales”, affirme Bayram Saparmuradov, du comité d’organisation. “Cette compétition sera un coup d’accélérateur pour développer le sport, inspirer les gens et les sportifs.”

Organiser des compétitions c’est bien. Gagner des médailles c’est mieux.
Le Turkménistan compte encore peu de sportifs de haut niveau. Le pays n’a jamais obtenu la moindre médaille aux Jeux Olympiques mais il compte sur le patriotisme de ses jeunes athlètes.

“Mon but c’est de gagner aux Jeux Asiatiques des arts martiaux et de porter le drapeau turkmène le plus haut possible”, explique la jeune Gulbadam Babamuradova, championne du monde de sambo, une discipline qui mélange plusieurs arts martiaux.