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Donald Trump rattrapé par l'islamophobie de ses militants


Etats-Unis

Donald Trump rattrapé par l'islamophobie de ses militants

Donald Trump cristallise à nouveau les critiques aux Etats-Unis.

La scène se passe ce jeudi dans l’un de ses meetings, dans le New Hampshire.

Un homme déclare que “les musulmans sont un problème” et qu’il faut “s’en débarrasser”, que “Barack Obama est musulman” et qu’il “n’est pas Américain”.

“Stratégie cynique”

Le candidat aux primaires républicaines ne le reprend pas et passe à la question suivante. Depuis les réactions s’enchaînent.

Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche a dénoncé “une stratégie cynique que trop de Républicains ont adoptée”. “Elle peut s’avérer payante mais il y a des conséquences”, a-t-il ajouté. “Des conséquences concernant leur capacité à gouverner le pays et des conséquences dans les urnes aussi, parce que je suis certain que les électeurs vont réagir”.

Après les Mexicains et les clandestins, les musulmans

Donald Trump n’en est pas à sa première controverse.
Il a déjà stigmatisé les Mexicains, les clandestins et fait des commentaires misogynes sur une rivale à la primaire républicaine.

De l’autre côté de l‘échiquier politique, Hillary Clinton n’a pas manqué de fustiger Trump.

“Il savait ou il aurait du savoir que la question que posait cet homme franchissait la ligne jaune, que c‘était faux (ndlr : Barack Obama est chrétien) et il aurait dû, dès le début rejeter ce genre de rhétorique odieuse pendant le meeting”, a commenté la candidate aux primaires démocrates.

John McCain en contre-exemple

Et les Démocrates de prendre en exemple la réaction de John McCain lors de la campagne 2008. Le candidat républicain avait contredit une femme qui disait que Barack Obama était “un arabe”.

Trump muet face aux critiques

Face à cette levée de boucliers, Donald Trump a annulé à la dernière minute sa participation à une réunion en Caroline du Sud.

Depuis le meeting, il est resté muet.

Un silence coupable pour certains de ses adversaires républicains, qui voient là l’opportunité de diminuer l’aura du candidat iconoclaste qui cumule 30% d’intentions de vote dans son camp.

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