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Visite historique du pape François aux Etats-Unis

Une réception très chaleureuse : dans les jardins de la Maison-Blanche, devant 11 000 personnes, Barack Obama a reçu le pape François, pour la

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Visite historique du pape François aux Etats-Unis

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Une réception très chaleureuse : dans les jardins de la Maison-Blanche, devant 11 000 personnes, Barack Obama a reçu le pape François, pour la troisième fois seulement dans l’histoire américaine. Ils ont affiché leur convergence de vue, notamment pour aider les millions d’exclus à travers le monde. Le président américain a appelé à l’accueil des réfugiés, d’où qu’ils viennent.

Barack Obama : “ Vous nous avez rappelé que le message le plus puissant du Seigneur est la miséricorde. Cela signifie accueillir l‘étranger avec empathie et le cœur ouvert, accueillir le réfugié qui fuit la guerre et le migrant qui recherche une vie meilleure.”

Le pape s’est déclaré, lui-même comme le fils d’une famille d’immigrés. Il va aussi rencontrer des immigrés, des sans-logis, des détenus, et présider à New-York une cérémonie sur le site du World Trade Center, contre le terrorisme et pour le respect entre religions.

François : “Je voudrais que tous les hommes et femmes de bonne volonté de toutes les nations, soutiennent les efforts de la communauté internationale pour protéger les plus vulnérables dans notre monde”.

Le pape François a aussi plaidé pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il appele à une révolution énergétique grâce aux énergies renouvelables, à un moment critique de notre histoire, qui ne peux pas être laissé aux générations futures.

M. Obama et François doivent se retrouver ensuite dans le Bureau ovale pour leur deuxième tête-à-tête, après celui du printemps 2014 au Vatican. Fait rare, M. Obama, qui est de confession protestante, a accueilli lui-même mardi sur une base militaire le pape argentin, qui se déplace à Washington dans une Fiat 500 qui fait sensation.

Lorsqu’il s’exprimera jeudi devant le Congrès, une première dans l’histoire des Etats-Unis, François devrait aussi plaider pour le rapprochement américano-cubain et pour le climat.

Le fait qu’il arrive tout juste de Cuba, où il a évité de critiquer le président Raul Castro, ne fait qu’irriter un peu plus ceux qui jugent que ce pape est un marxiste déguisé ou un traître à la foi catholique, qui serait trop souple sur la doctrine.

Dans l’avion qui l’emmenait à Washington mardi, le pape a promis de ne “pas mentionner” devant le Congrès la sensible question de la levée de l’embargo économique des Etats-Unis contre Cuba. “Le désir du Saint-Siège est qu’il y ait un accord satisfaisant pour les deux parties”, a-t-il expliqué. Cette fin de l’embargo est réclamée par la Maison Blanche mais la plupart des républicains s’y opposent.

Une autre cérémonie à Philadelphie avec la communauté hispanique exaltera les valeurs fondatrices de l’Amérique comme la liberté religieuse. A Philadelphie, il doit présider ce week-end la fin d’une rencontre mondiale des familles catholiques, en présence d’un million et demi de personnes Lors de sa rencontre au Vatican avec le pape, Barack Obama avait raconté avoir été touché par sa “compassion” à l‘égard “des pauvres, des exclus, des oubliés”. Et lors d’un discours sur la lutte contre la pauvreté prononcé en décembre 2013, le président américain avait — fait rare — cité une “exhortation” publiée quelques semaines plus tôt par le souverain pontife.