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Frappes aériennes : le changement de stratégie très politique de la France

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Les Rafales de l’armée française décollent désormais pour mener des raids en Syrie.

La France a annoncé ce dimanche avoir réalisé ses premières frappes aériennes contre ce qu’elle décrit comme des positions du groupe Etat Islamique.

Garantir la “sécurité nationale”

Jusqu’ici Paris n’avait pilonné l’organisation islamiste qu’en Irak, estimant que bombarder Daesh en Syrie revenait à aider le régime de Bashar al Assad.

François Hollande avait finalement changé d’avis début septembre, invoquant la “légitime défense”.

“Nous frapperons à chaque fois que notre sécurité nationale sera en jeu”, a ajouté l’Elysée ce matin dans un communiqué.

Un motif caduque selon certains experts

Mais pour certains experts du renseignement, cités par l’AFP, ce motif est caduque. Impossible selon eux d’empêcher des attentats en France en menant des raids en Syrie.

Eric Dénécé, le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), estime même que “dire qu’on va empêcher des attaques terroristes en France grâce à des raids aériens en Syrie c’est, et je pèse mes mots, de la foutaise intégrale”.

“Quand les Américains le font et qu’ils mènent des milliers de frappes, comme ils le font en Irak, ça peut avoir un impact limité. Mais pour la France en Syrie, il ne va s’agir que de quelques frappes symboliques. C’est de la gesticulation, de la poudre aux yeux pour tromper l’opinion”.

Les repaires des djihadistes sont du reste difficilement identifiables dans un pays où de nombreux groupes agissent côte à côte.

Toujours selon ces experts, il s’agirait surtout pour la France d’envoyer un message et de peser sur une solution politique à venir en Syrie.

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